Vice-présidente de l'association Old'Up, Martine Gruère partage deux fois par mois ses réflexions, ses enthousiasmes et ses frustrations au sujet des préjugés liés à l'âge.
Le terme "blaireau" évoque pour moi un animal cher, surtout lorsque nous sommes au chalet en Bourgogne avec notre famille. La nature environnante nous offre de nombreuses espèces : mésanges, écureuils, chevreuils et autres créatures. Les blaireaux, bien que rares, sont un point de discussion incontournable.
Chaque jour, certains blaireaux s'aventurent près de chez nous, mais il m'arrive de perdre ce mot dans les méandres de ma mémoire vieillissante. La richesse du vocabulaire me tient à cœur, et le souvenir de ce mot en particulier devient parfois difficile. Je me rappelle d'autres mots populaires, comme "blair", qui désigne le nez, utilisé dans des expressions picturales mais peu recommandées.
En cherchant à retrouver le mot "blaireau", une réalisation m'est apparue : le lien entre le blaireau et le "Blair Haut", une allusion à une certaine supériorité sociale vécue par ma mère, fascinée par les distinctions du corps. Cela m'a conduit à réfléchir sur l'importance de la forme et de la position des nez dans notre société.
Les nez et leur symbolique
- Des opérations esthétiques pour plaire.
- Des nez proéminents chargés d'héritage familial.
Un film marquant, "Paris, Texas" de Wim Wenders, illustre comment la position du nez peut influencer les relations humaines. Un père, cherchant à se reconnecter avec son fils, découvre que sa posture peut faire la différence entre l'ignorance et la reconnaissance.
Une mémoire linguistique à entretenir
L’exploration des mots est essentielle pour notre mémoire. En repensant au passage de "blaireau" à "nez en l'air", j'espère m'approcher un peu plus de cette richesse lexicale si précieuse. Les grandes œuvres linguistiques, comme celles de Lacan, nous rappellent la force des signifiants et des signifiés, et leur impact sur notre compréhension du monde.







