Pour beaucoup, les PEL ouverts avant mars 2011 représentent une opportunité d'épargne exceptionnelle. En effet, certains de ces produits affichent des taux garantis bien supérieurs à 6 %, faisant de leur fermeture une option souvent désavantageuse. Tant pour les institutions financières que pour les épargnants, leur pérennité constitue un enjeu majeur.
des taux d'intérêt très avantageux
Le Plan d'Épargne Logement (PEL) est initialement conçu pour faciliter l'accès à la propriété grâce à un épargne dédiée à un futur achat immobilier. Après quatre ans de détention, il permet de bénéficier d'un prêt à un taux attractif, légèrement au-dessus du taux d'épargne. Cependant, les titulaires d'anciens PEL ont tout intérêt à conserver ces comptes, qui offrent des taux de rémunération très compétitifs, comme le souligne Le Parisien.
Les PEL ouverts entre 1986 et 1994 affichent un rendement de 4,62 %. De plus, ceux ouverts entre juin 1983 et juillet 1984 peuvent atteindre des taux impressionnants de 6,30 %. D'après la Banque de France, plus de 2 millions de ces anciens PEL présentent des taux dépassant 3,5 %, nettement au-dessus du taux actuel de 1,75 %. Fin 2024, ces anciens PEL totalisaient 84 milliards d'euros, soit un tiers du montant global de 222 milliards d'euros pour les 9 millions de PEL recensés.
des encouragements à la clôture des comptes
Toutefois, le maintien de ces comptes anciens pose une problématique. La Cour des Comptes a décrit ces PEL comme une véritable rente pour de nombreux ménages, notamment les retraités. Certaines banques semblent inciter à la fermeture de ces comptes, bien que leurs options d'action soient limitées.
Il est rassurant de noter que le volume de ces anciens PEL a connu une diminution significative, avec un encours de 107,7 milliards d'euros il y a trois ans. Cette baisse de 23,7 milliards d'euros s'explique par des fermetures volontaires mais surtout en raison du décès des titulaires, donnant ainsi un aspect naturel à la diminution de ces comptes.







