Retrouvons ensemble les détails des résultats et du classement complet.
Lundi soir, Restaurant Magazine, en collaboration avec Le Figaro, a publié les résultats d'un vote impliquant 651 professionnels de la gastronomie. Pour la deuxième année consécutive, El Bulli, dirigé par le chef Ferran Adria en Espagne, a été élu meilleur restaurant au monde.
La question qui se pose est la suivante : le monde culinaire stagne-t-il ? Les résultats semblent indiquer que peu de choses ont changé depuis l'année précédente. El Bulli devance des établissements renommés tels que le Fat Duck de Heston Blumenthal (Royaume-Uni), Pierre Gagnaire (Paris) et The French Laundry (Californie, avec Thomas Keller) ainsi que Tetsuya, situé à Sydney. Bien que deux nouvelles régions aient été ajoutées au jury et que la moitié des votants aient été renouvelés, le classement reste relativement stable. Cela démontre que les tendances prennent du temps à se manifester dans ce secteur dynamique. Les chefs tels que Ferran Adria, Heston Blumenthal et Pierre Gagnaire reflètent une cuisine moderne, inventive et en phase avec les évolutions contemporaines de la gastronomie.
Un paysage culinaire en constante évolution
Malgré ces classements, la scène culinaire reste vivante et en pleine mutation à l’échelle mondiale. La créativité culinaire ne se limite pas à quelques établissements prestigieux. De nombreux chefs à travers le monde, même dans des villes moins en vue, s'illustent par leur savoir-faire exceptionnel. Des expériences culinaires mémorables peuvent être vécues à Osaka, chez Nakamura, ou à Nantes, au sein de la maison Baron Lefèvre. Les talents émergents à Istanbul, comme ceux du restaurant Milka, mériteraient également d'être reconnus. De même, à Shanghaï, des chefs comme Paul Pairet (Jade on 36th) nous régalent avec des plats qui rivalisent avec ceux des meilleurs.
Une sous-représentation asiatique inquiétante
Un point qui interpelle est la faible présence des restaurants asiatiques dans ce classement. Il semble surprenant que des villes comme Tokyo, Kyoto, et Osaka, reconnues pour leur excellence culinaire, soient absentes alors que de nombreux experts s'accordent à dire que l'Asie devance d'autres régions en termes de création et de technique. À Paris également, la diversité gastronomique est telle que même des établissements en vogue comme Le Comptoir de Yves Camdeborde peuvent passer inaperçus dans les classements traditionnels. Ce phénomène démontre que le monde de la gastronomie est riche et varié, mais il reste encore des défis à relever pour capturer toute cette créativité.
Voici la première partie du classement des meilleurs restaurants selon The S.Pellegrino World's 50 Best Restaurants 2007 :
- El Bulli, Espagne (Roses, Nr. Barcelone) – Meilleur restaurant au monde, meilleur d'Europe
- The Fat Duck, Royaume-Uni (Bray, Berkshire) – Choix du chef
- Pierre Gagnaire, France (Paris)
- French Laundry, USA (Yountville, Californie) – Meilleur restaurant des Amériques
- Tetsuya, Australie (Sydney) – Meilleur restaurant d'Australasie
- Bras, France (Laguiole)
- Mugaritz, Espagne (Gipuzkoa, Nr. San Sebastian)
- Restaurant Le Louis XV, Monaco (Monte Carlo)
- Per Se, USA (New York)
- Restaurante Arzak, Espagne (San Sebastian)
Et voici la suite du classement :
- El Celler de Can Roca, Espagne (Girona)
- Gambero Rosso, Italie (San Vincenzo, Livorno)
- L'Atelier de Joël Robuchon, France (Paris)
- Hof van Cleve, Belgique (Kruishoutem)
- Noma, Danemark (Copenhague) – Meilleure ascension
- Le Calandre, Italie (Sarmelo di Rubano)
- Nobu, Royaume-Uni (Londres)
- Jean Georges, USA (New York)
- Hakkasan, UK (Londres)
- Alain Ducasse au Plaza Athénée, France (Paris)







