Ce mardi, une intersyndicale de l'Éducation nationale a incité les enseignants à participer à une grève pour dénoncer les suppressions de postes et demander une amélioration des salaires. Selon les données du ministère de l'Éducation nationale, 7,56 % des professionnels étaient en grève à la mi-journée, incluant 25 % dans le second degré, comme l'a rapporté le Snes-FSU.
Le ministère quant à lui, a relevé un taux global de grévistes proche de 8 % ; les chiffres indiquent 9,68 % parmi les enseignants. Dans le détail, 13,2 % des employés du premier degré ont choisi de se mobiliser contre cette situation qui les inquiète, tandis que 7,18 % d'entre eux dans le second degré ont également manifesté leur désaccord. Les syndicats précisent que la mobilisation varie beaucoup d'une région à l'autre.
Les organisations syndicales dénoncent des choix budgétaires jugés "court-termistes", exacerbant ainsi une crise déjà palpable d'un service public d'éducation mis à mal. Pour la rentrée 2026, environ 4 000 suppressions de postes sont prévues, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. À Paris, une manifestation importante s'organise avec un départ prévu à 14h du jardin du Luxembourg en direction du ministère de l'Éducation nationale.
Une mobilisation forte dans le second degré
Le Snes-FSU annonce que près de 25 % des enseignants du second degré sont grévistes, observant des taux de participation particulièrement élevés, atteignant 30 % dans des villes comme Lyon et Créteil. Ce mouvement, soutenu par une intersyndicale regroupant le SNUipp-FSU, l'Unsa, la CFDT, la CGT et SUD, vise à contester les fermetures de classes et à réclamer des augmentations de salaire.
Les vies scolaires, touchées par un manque de ressources humaines, se trouvent souvent complètement fermées selon les déclarations du Snes-FSU. Les Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap (AESH) participent également à la grève, continuant leurs revendications pour un statut de fonctionnaire de catégorie B.
Dans un communiqué, le Snes-FSU relègue en lumière les "effets des retraits d’emplois" déjà ressentis, dénonçant une dégradation des conditions de travail avec davantage de collègues œuvrant sur plusieurs établissements. "La variable démographique ne peut pas être le seul critère dans les choix de moyens alloués à l’Éducation nationale", souligne le syndicat, appelant à une réflexion plus profonde sur l'avenir de l'éducation en France.







