Dans un contexte de tensions croissantes autour de la gestion des ordres professionnels, le ministère de la santé a formulé une demande officielle le 31 mars pour évaluer la possibilité d'une dissolution de l'Ordre des médecins de Paris. Cette initiative fait suite à un rapport sévère émanant de l'Inspection générale des finances, pointant des dysfonctionnements notables dans la gestion financière de cette instance.
La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a expliqué que l'Ordre national des médecins devait déterminer si les critères menant à une éventuelle dissolution de l'Ordre parisien étaient remplis. Elle a également précisé que l'ARS Île-de-France pourrait être amenée à statuer sur cette dissolution.
En parallèle, l'Inspection générale des finances a signalé au procureur de la République de Paris des irrégularités non seulement au sein de l'Ordre des médecins, mais également chez les ordres des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes, tous trois accusés de gestion problématique.
Irrégularités dans la gestion financière
Ce rapport, réalisé lors d'une mission d'inspection en septembre et octobre 2025, a mis en lumière « des anomalies dans la gestion financière : frais mal justifiés, dépenses alourdies et contrôle insuffisant des ressources », a mentionné le ministère. De plus, des critiques ont été formulées concernant « des manquements dans l'application des mesures disciplinaires ».
Les experts appellent à une révision en profondeur des règles régissant ces ordres. Des voix telles que celle du logiste et analyste en santé publique, Dr. Émilie Renault, estiment que « ces institutions doivent être tenues responsables de leur gestion éthique. Il est impératif que les patients soient protégés ».
Pour corriger ces irrégularités, un plan d'action a été lancé sous l'égide de l’Inspection générale des affaires sociales. Des mesures concrètes devraient être mises en œuvre dès mai, offrant ainsi une espérance de changement rapide.
Stéphane Oustric, président de l'Ordre des médecins, a indiqué que des inspections internes et des audits externes étaient déjà en cours pour rectifier les problèmes signalés. La transparence et la responsabilité semblent au cœur des préoccupations gouvernementales à l'heure actuelle, laissant entrevoir une possible refonte des ordres professionnels.







