Le maire sortant Philippe Goujon, représentant des Républicains (LR), a été réélu avec éclat lors des élections municipales de 2026 dans le XVe arrondissement de Paris, atteignant 61,14 % des voix. À 71 ans, Goujon, le doyen des maires parisiens, a su capitaliser sur son alliance stratégique avec la centriste Catherine Ibled, qui a offert une dynamique nouvelle à sa campagne.
Au premier tour, Goujon était déjà en tête avec 41,76 % des suffrages, ce qui lui a permis de jeter les bases d’une coalition solide avec la liste de Catherine Ibled, membre de Renaissance, qui avait recueilli 11,9 %. Cette union a donné naissance à une liste conjointe LR-Horizons-Renaissance, un mouvement qui a su séduire davantage d’électeurs.
Passant de la théorie à la pratique, cette alliance a permis à Goujon de gagner environ 19 000 voix supplémentaires lors du second tour, organisé le 22 mars. Sa victoire, bien qu'attendue, représente une revanche sur l’opposition menée par Anouch Toranian du Parti socialiste (PS), qui a fini par obtenir 38,86 % des voix.
La droite conserve donc son emprise sur un arrondissement qu'elle dirige sans discontinuer depuis 1983. Notons qu'avec un taux d'abstention de 37,79 %, ces élections témoignent d'un engagement électoral en baisse, un phénomène préoccupant souligné par plusieurs analystes, dont le politologue François Bouchard, qui affirme : "La faible participation souligne un désintérêt croissant envers la politique locale, ce qui pourrait poser des questions sur l'avenir démocratique de notre ville."
Philippe Goujon, en poste depuis 2008 et conseiller depuis plus de quarante ans, a ainsi confirmé son rôle central dans cet arrondissement. Les premiers débats du nouveau conseil d’arrondissement, qui sera installé dans les prochains jours, pourraient éclairer les projets et initiatives de la nouvelle mandature, notamment sur les enjeux de participation citoyenne, un sujet qu’Anouch Toranian avait déjà embrassé dans sa campagne.
Dans ce contexte politique, Paris se prépare à entamer un nouveau chapitre, entre la continuité d'une certaine vision de la ville et la nécessité d'écouter les nouvelles aspirations des Parisiens.







