Alors qu'il se prépare à être entendu à Paris, Elon Musk se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. Le parquet de Paris a récemment alerté les autorités américaines sur des allégations de "valorisation artificielle" concernant ses entreprises, notamment X et X IA.
Selon des sources, la polémique entourant les deepfakes à caractère sexuel liés à Grok, l'IA développée par X, soulève des questions. Les enquêteurs soupçonnent que ces incidents auraient été utilisés intentionnellement pour booster la valeur des sociétés de Musk en vue d'une introduction en Bourse prévue pour 2026, comme l'a rapporté Le Monde.
Le 17 mars, le parquet a procédé à une "transmission spontanée d'informations" au ministère américain de la Justice, en utilisant le bureau d'entraide pénale internationale du ministère français. Cette démarche a également inclus les avocats représentatifs de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisation fédérale américaine qui régule les marchés financiers.
En attendant, l'avocat représentant X en France n'a pas pu être joint pour des commentaires. Cette transmission d'informations survient alors que le parquet de Paris mène une enquête sur X et a convoqué Musk pour une audition libre le 20 avril.
Les magistrats parisiens soupçonnent Musk d'autres agissements répréhensibles et souhaiteraient attirer l'attention de la SEC sur des informations nouvelles et accessibles en source ouverte, selon le ministère public.
Le parquet a noté que plusieurs messages de Musk publiés durant la controverse pourraient être vus comme des incitations à générer des contenus non consensuels. En effet, il a partagé avec enthousiasme les capacités de "déshabillage" de son IA, relayant même une image de lui-même arborant un bikini, comme signalé par Le Monde.
Depuis début 2025, le réseau social X est au centre d'une enquête préliminaire pour des allegations graves, comprenant des suppositions de biais algorithmiques et de détention d'images inappropriées. Une perquisition rapide de ses locaux en France en février a été dénoncée par le réseau comme un "acte judiciaire abusif" motivé par des raisons politiques, affirmant qu'il ne se laisserait pas "intimider".
Néanmoins, la justice française a montré un certain degré d'ouverture pour interroger Musk, convoquant celui-ci pour une audition libre. Linda Yaccarino, l'ancienne directrice générale de X, a également été appelée à se présenter le même jour.
Ces auditions devraient permettre aux dirigeants de clarifier leur position sur les faits et sur les mesures éventuelles à mettre en place pour assurer la conformité, a précisé la procureure de Paris, Laure Beccuau. Des employés de X seront également entendus en qualité de témoins entre le 20 et le 24 avril.







