Ce samedi, un rassemblement à Paris, initialement prévu pour lutter contre le racisme, a été marqué par la présence inattendue de partisans du régime iranien. Des drapeaux du Hezbollah et des affiches en faveur du régime des mollahs ont suscité un large malaise parmi les participants de gauche.
D'après Le Figaro, des chants tels que « On est là, on est là, même si Macron ne le veut pas... » étaient scandés par les manifestants. Cependant, un groupe distinct a attiré l'attention, arborant des revendications telles que « No war on Iran », tandis qu'ils affichaient des portraits de victimes des conflits, y compris un drapeau du Hezbollah.
Cette confrontation entre les symboles liés au régime iranien et l'objectif pacifique de la manifestation a fait réagir de nombreux participants. Gabrielle Cathala, députée LFI, a exprimé son indignation : « On ne cautionne pas du tout cette présence. » Elle a précisé que la mobilisation était soutenue par plus de 300 associations et syndicats et ne devait pas être interprétée comme un soutien au gouvernement iranien. Les mots d'ordre incluaient des appels à mettre fin au fascisme, au racisme, et aux violences policières.
Dans le cortège, un manifestant a fait écho aux préoccupations soulevées, rappelant les incidents similaires lors de précédentes manifestations pro-Gaza. Il a déclaré : « C’est honteux mais ça arrivait aussi aux manifs pro-Gaza, où l’on se retrouvait à côté de partisans du Hamas. »
Les revendications du reste du cortège étaient variées, plaidant pour des droits essentiels comme ceux des travailleurs sans papiers et la protection des enfants victimes de crimes. Parmi les intervenants, Mounia Merzouk a partagé son expérience dévastatrice liée à la mort de son fils Nahel, tué par balle lors d’un incident policier. Elle a crié « Ils ont tué une deuxième fois mon fils, ils m’ont tuée une deuxième fois », suscitant une vive émotion dans la foule.







