Le système français Alerte enlèvement s'apprête à connaître des changements significatifs. Lors d'une annonce faite jeudi à l'occasion du vingtième anniversaire de ce dispositif par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, il a été révélé que FR-Alert, un système utilisé pour alerter sur divers dangers, sera intégré pour améliorer la réactivité face aux enlevements d’enfants.
Cette avancée permettra aux citoyens de recevoir, directement sur leurs téléphones, un SMS contenant les premières informations essentielles concernant l’enlèvement d’un mineur : prénom, sexe, heure et lieu de l’enlèvement ainsi qu'une description physique de l'enfant. Gérald Darmanin a souligné que « l’alerte enlèvement » est désormais perçue comme un « réflexe collectif », mobilisant toute la République pour protéger les enfants.
Un système inspiré des Etats-Unis
Ce dispositif, créé en France en février 2006, s'inspire du système américain Amber Alert, instauré suite à l'enlèvement et au meurtre d'Amber Hagerman au Texas en 1996. En vingt ans, il a permis de retrouver vivants 38 enfants. Pour qu'une alerte soit déclenchée, elle doit répondre à quatre critères : la victime doit être mineure, l'enlèvement doit être avéré, un risque pour sa vie ou son intégrité doit être établi, et des éléments d'identification clairs doivent être disponibles.
Une fois l'alerte déclenchée, les informations seront relayées à plus de soixante partenaires, dont des médias et des sociétés d’autoroutes, chaque quinze minutes pendant minimum trois heures. Le ministre a également indiqué qu'une convention a été signée avec l'entreprise Cocktail Vision pour accroître la visibilité des alertes sur les panneaux numériques. « Le résultat sera à la hauteur des enjeux », a affirmé Gérald Darmanin, promettant un dispositif moderne et adapté aux réalités contemporaines.







