Lors d'un rassemblement du Rassemblement national à Mâcon le 1er mai, Jordan Bardella a vivement critiqué la candidature des ministres sortants, affirmant qu'ils n'ont pas leur place dans la future élection présidentielle. 'On ne reconstruit pas un pays avec ceux qui l’ont détruit,' a-t-il déclaré, pointant du doigt Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau.
'Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle', a insisté Bardella, en s'adressant directement aux ministres qui ont renforcé la politique d'Emmanuel Macron. Comme l'a rapporté BFMTV, Bardella a fustigé leur prétention de revenir sur leurs actions passées.
Il a poursuivi en déclarant: 'Comment Messieurs Attal, Philippe et Retailleau, responsables de la mise en œuvre des politiques de Macron depuis une décennie, peuvent-ils se présenter devant les Français avec l'intention de changer de cap ?' Selon lui, leur conviction serait mal placée, et il les a incités à solliciter pardon au peuple français pour les conséquences néfastes de leurs décisions.
Présente à ses côtés, Marine Le Pen a également pris la parole pour souligner l'importance d'une rémunération équitable pour le travail. 'Chacun a droit à une vie décente,' a-t-elle affirmé, résonnant avec les préoccupations économiques croissantes des électeurs. Sur le plan économique, elle a mis en avant une approche équilibrée, ni totalement libérale ni complètement étatique, en réponse aux critiques au sujet des bénéfices accumulés par TotalEnergies. Le Pen a jugé nécessaire de taxer les 'surprofits', tandis que Bardella a mis en garde contre la création de nouveaux impôts.
Cette divergence au sein du RN sur le sujet des taxes sur les multinationales démontre la complexité croissante du débat économique au sein du parti, un débat que les leaders tentent de naviguer avec prudence.







