Le débat autour du travail le 1er mai soulève des enjeux importants, avec une demande claire de Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris. Ce dernier insiste sur l'importance de permettre à toutes les "entreprises de proximité" de fonctionner ce jour-là, non seulement à quelques secteurs sélectionnés.
« Nous ne souhaitons pas que deux ou trois activités puissent bénéficier de ce 1er mai travaillé pour leurs salariés. Nous voulons que l'ensemble des entreprises de proximité puisse exercer », déclare Bernard Cohen-Hadad, affirmant ainsi une vision élargie de la liberté de travailler.
Ce discours sur les droits de travail a pris une nouvelle dimension à la suite de la crise du Covid-19. Selon lui, « il y a eu une transformation de la relation entre employeurs et travailleurs, favorisant un dialogue social plus équilibré dans bien des cas ». Cependant, il partage son inquiétude concernant la stagnation des salaires, dus à des charges toujours croissantes.
« Libérons les salaires, notamment sur les tranches au-dessus du SMIC », martèle-t-il, évoquant un besoin urgent d'attirer l'attention sur « les problèmes de pouvoir d'achat » qui touchent actuellement entrepreneurs et salariés. Ce message trouve un écho auprès d'autres experts économiques, qui alertent sur la nécessité de revoir le cadre législatif pour favoriser la création d'emploi.
En parallèle, Bernard Cohen-Hadad critique le cadre légal actuel, affirmant qu'« il y a des avancées sur le plan médiatique, mais peu de changements concrets dans la loi ». Il appelle ainsi à une prise de conscience collective et à une action législative pour réellement soutenir les entreprises de proximité.
Ce 1er mai pourrait donc être un tournant pour les TPE et PME, si l'appel à la liberté de travailler est entendu par les pouvoirs publics et la société dans son ensemble.







