Le mois sacré du Ramadan de cette année a suscité de vives discussions au sein des communautés musulmanes. La date officielle de début a été prévue au 19 février par le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui s'appuie sur des calculs astronomiques sans tenir compte de l'observation de la nouvelle lune. Cependant, la Grande Mosquée de Paris a fixé le commencement au 18 février, basé sur la Nuit du Doute, un moment d'observation lunaire, ce qui a engendré des confusion parmi les fidèles.
Comme l'indique Actu.fr, cette situation marquée par des méthodes distinctes de détermination des calendriers pourrait influencer les célébrations de l'Aïd-el-Fitr. Certains, se basant sur la Grande Mosquée de Paris, observeront cette fête le 19 mars, tandis que d'autres, suivant le CFCM, la fêteront le 20 mars.
L’Aïd-el-Fitr : une célébration marquée par la solidarité
Les 5 à 6 millions de musulmans en France se tourneront probablement vers la Grande Mosquée de Paris pour leurs célébrations. Lors de l'Aïd-el-Fitr, les fidèles se rassemblent pour prier et célébrer, témoignant de leur solidarité en partageant des douceurs et des vœux. Cette occasion est également marquée par le paiement de la Zakat al Fitr, une aumône obligatoire visant à aider les moins fortunate, comme l'explique l'expert en théologie islamique Dr. Mohamed Sylla.
Cette année, le Ramadan coïncide également avec la période de Carême chrétien, apportant un écho supplémentaire sur le thème du jeûne et de la réflexion spirituelle, comme l’a souligné 20 Minutes.
Face à ces désaccords, l'harmonie et la compréhension entre les différentes interprétations religieuses sont cruciales pour maintenir la cohésion au sein des communautés musulmanes en France.







