Dans son dernier ouvrage, "Itinéraires de Natalie Le Mel", l'écrivain Dominique Sureau retrace la vie fascinante d'une jeune Bretonne qui a marqué son époque en s'investissant dans la défense des ouvrières sous le Second Empire et durant la Commune de Paris.
Retraité de l’Éducation nationale, Sureau a choisi de s'établir à La Turballe (Loire-Atlantique) où il poursuit sa passion pour l'écriture. Ancien instituteur spécialisé, il a dédié sa carrière à la jeunesse en difficulté. Sa passion pour l'histoire et pour les parcours humains souvent méconnus le motive à donner vie à des personnages historiques qui ont réellement compté.
La poésie et l’histoire sont au cœur de son oeuvre. Sureau se concentre sur les luttes politiques et sociales, notamment celles des femmes et des travailleurs qui, bien que souvent négligés, ont joué un rôle crucial dans les événements de leur temps. Selon Le Monde, "Ces histoires oubliées méritent d'être racontées pour mieux comprendre les luttes actuelles".
Une application rigoureuse à l'écriture
Sureau consacre chaque jour deux heures à l'écriture, un engagement qu'il a pris pour apporter une lumière nouvelle sur des figures historiques. Son premier livre, publié aux éditions du Petit Pavé, s'intéresse à Gustave Lefrançais, le premier président du Conseil de la Commune de Paris, rappelant son combat héroïque durant la "semaine sanglante".
Dans un second ouvrage intitulé "Les oublié-es de Bessonneau", l’auteur dépeint la montée en puissance d'une entreprise textile à Angers. Dominique Sureau y évoque les méthodes paternalistes qui ont maintenu les femmes proches des usines tout en s’occupant de leurs enfants. Des crèches et des temps d'allaitement ont été mis en place pour faciliter cette conciliation travail-famille, une avancée que l'auteur décrit avec minutie.
Itinéraires de Natalie Le Mel
Sureau loue l'engagement de Natalie Le Mel : "Cette femme a été précurseure des mouvements féministes d’aujourd’hui. Elle a largement collaboré avec Louise Michel, avec qui elle a été déportée en Nouvelle-Calédonie, apportant ainsi sa voix à la lutte sociale". Natalie Le Mel, née à Brest, a fait bouger les lignes en animant la Marmite, un restaurant ouvrier qui a servi des repas à bas prix à environ 8 000 ouvriers, une initiative préfigurant les diners partagés d’aujourd’hui.
Pour en savoir plus sur les œuvres de Dominique Sureau, vous pouvez consulter ce lien.







