Dans la nuit du Nouvel An, Paris a enregistré un total de 125 gardes à vue, un chiffre en hausse par rapport aux 104 de l'année précédente. Le parquet, contacté par l'AFP, a annoncé que les interpellations étaient principalement liées à des actes de violence ou de trouble à l'ordre public.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait mis en garde contre tout débordement éventuel, promettant des interpellations systématiques en cas de troubles. Cette vigilance a porté ses fruits, car aucune incivilité majeure ni incendie de véhicule n'a été signalé dans la capitale pendant les festivités.
Les personnes placées en garde à vue, âgées de 17 à 53 ans, comprennent 33 individus pour violences volontaires, 15 pour participation à un groupe visant à créer des troubles, et d'autres pour possession ou usage de stupéfiants. Un constat majeur est que 15 des personnes interpellées étaient mineures.
Selon des sources proches des forces de l'ordre, les interpellations se sont concentrées avant et après minuit, avec 75 gardes à vue effectuées avant le passage à la nouvelle année.
Dans le cadre de cette nuit sous haute surveillance, environ 90.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur l'ensemble du territoire français, dont 10.000 exclusivement pour Paris et sa proche banlieue. Dans une circulaire, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a également insisté sur la nécessité de répondre avec fermeté à toute forme de violence, en appelant à des sanctions fournies, notamment en cas d'agression contre les forces de l'ordre.
Pour rappel, l'année précédente, la nuit du Nouvel An avait été marquée par des violences massives, avec 984 véhicules incendiés et 310 gardes à vue. Cette année, l'accent mis sur la prévention semble avoir été efficace, renforçant la sécurité tout en limitant les débordements. Comme le souligne un expert en sécurité, "la présente approche proactive permet de dissuader les comportements violents, donnant à la population une plus grande tranquillité d'esprit pendant ces festivités".







