Pour Marie Darrieussecq, écrivaine et amoureuse des Fêtes, le bleu de travail est un symbole d'armure. À 14 ans, lors de sa première expérience des Fêtes de Bayonne dans les années 80, elle s'est sentie obligée de revêtir un habit d'homme pour se protéger des dangers qui guettaient les femmes, notamment le risque d'agression. « Intégrer le danger signifiait adopter des stratégies de survie », confie-t-elle.
Des initiatives ont été prises depuis quelques années pour améliorer la situation. L'élue Déborah Loupien-Suares souligne l'importance de transformer l'expérience festive pour tous : « Chaque festayre a droit de célébrer en toute liberté et sécurité. » Des lieux de refuge ont été créés à travers la ville, avec des établissements labellisés où le personnel est formé à répondre aux situations de crise.
Pour Elixabet Etchandy, activiste, des progrès ont été réalisés, mais beaucoup demeure à faire. Son organisation fournit un point d'accueil où les victimes d'agressions peuvent trouver écoute et assistance. Malgré les efforts, les témoignages de violences sexuelles sont encore sous-estimés, laissant transparaître un besoin urgent d'accroître la sensibilisation.
Les festivités de 2026 s'annoncent donc comme un combat permanent pour l'égalité, où les femmes prennent la scène tout en luttant pour leur sécurité. Sur le terrain, la multiplication des messages de prévention souligne une tolérance zéro face aux VSS. Ces efforts doivent continuer à évoluer pour que les Fêtes de Bayonne soient vraiment inclusives, réaffirmant que la fête doit être un espace de joie et de respect pour tous.







