Faut-il accueillir la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, avec enthousiasme ou scepticisme ? De nombreux médias internationaux ont des positions ambivalentes, attirant l’attention sur le contexte politique particulier et les enjeux de sécurité liés à l’événement, tout en espérant vivre un "été du soccer" mémorable.
Ce débat fait la une des journaux dans les pays hôtes, mais également en Europe et en Amérique latine. Le magazine allemand 11Freunde a même publié une édition spéciale consacrée à ce Mondial, illustrée par un trophée monumental pris sur fond de paysages américains, symbolisant l'excitation ambiante. D’un côté, il émet l’espoir de revivre l’esprit festif de la Coupe du monde 2014 au Brésil, à la suite des éditions moins inspirantes précédentes en Russie et au Qatar. L’enthousiasme du Mexique, le sens du spectacle des États-Unis et la bonne humeur canadienne pourraient contribuer à raviver la flamme du football, comme l’observe 11Freunde : "Cela faisait longtemps que nous n’avions pas été aussi enthousiasmés avant un Mondial."
Toutefois, la publication souligne également les inquiétudes qui pourraient assombrir la fête. "La folie" observée dans les mois récents, allant des prix exorbitants des billets à l'influence politique de Donald Trump sur le tournoi, suscite des réticences. Pour Le Temps, un quotidien suisse, la compétition sera "sous la coupe de Trump", tandis que le quotidien mexicain Milenio craint un "jeu de pouvoir" au détriment du pur esprit sportif. Der Spiegel, en Allemagne, va même jusqu’à accuser le président américain de "corrompre la Coupe du monde", soulignant que cet événement dépassera le cadre du football pour toucher à des enjeux politiques complexes.
Les préoccupations touchent également à la logistique. Au Mexique, Indigo relève que des défis tels que l'hébergement, la mobilité et la sécurité devront être gérés avec une attention particulière. Pendant ce temps, le magazine Barron’s aux États-Unis anticipe une explosion des paris sportifs autour du tournoi.
Côté joueurs, le Canada met à l’honneur des talents comme Alphonso Davies et Kylian Mbappé, tandis qu'aux États-Unis, Time célèbre Christian Pulisic, surnommé "Captain America". À l'échelle mondiale, FourFourTwo et Corriere della Sera signalent une bataille imminente entre les stars établies et les nouvelles promesses du football, comme Lamine Yamal, 18 ans.
Enfin, en attendant le coup d’envoi, les médias brésiliens, tels que Correio, expriment déjà leur impatience, tandis que le Toronto Star annonce l'imminence de cet événement sportif qui promet d'être à la fois fantastique et controversé.







