Suite au tragique décès de Lyhanna, jeune collégienne de 11 ans, la procureure générale de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, a annoncé une stratégie audacieuse pour intensifier le traitement des plaintes liées aux violences sexuelles sur mineurs. Intervenant sur BFMTV, elle a souligné l'importance d'aller au-delà des directives ministérielles actuelles dictées par le garde des Sceaux.
Les enquêtes et les plaintes
"Je souhaite que l'on dépasse les attentes du garde des Sceaux", a affirmé Le Quéau. Dans cette affaire troublante, le principal accusé, Jérôme Barella, avait déjà fait face à plusieurs accusations de viols avant la tragédie. "Nous comptons non seulement examiner les dossiers déjà en cours, mais aussi intégrer toutes les nouvelles plaintes qui n’ont pas encore été traitées par les forces de l'ordre", a détaillé la magistrate.
Actuellement, la cour d'appel de Paris gère environ 7 000 dossiers à analyser, mais ils se préparent également à inclure toutes les plaintes récentes. Cela témoigne d'une volonté manifeste de s'attaquer à une question sensible et d'assurer la protection des enfants en danger.
Réexaminer les procédures
Marie-Suzanne Le Quéau a également mentionné la nécessité de revoir les processus internes : "Il est crucial de s'assurer que chaque dossier est enregistré et classé rapidement par le bureau d’ordre, afin qu’ils soient priorisés par les magistrats aussi vite que possible". La procureure entend aussi vérifier que les condamnations pour des agressions sexuelles sont effectivement appliquées et inscrites au casier judiciaire, afin de restaurer la confiance du public envers le système judiciaire.
Dans l'affaire Lyhanna, la plainte incriminante avait été déposée le 22 août 2025, soulignant un délai préoccupant avant le traitement de l'affaire. Dans ce contexte, la procureure souhaite aussi clarifier les connexions entre différents fichiers judiciaires, comme le TAJ et le logiciel Cassiopée, qui souffrirait de pannes fréquentes et de mises à jour déficientes.
Pour conclure, Marie-Suzanne Le Quéau exprime : "Il est impératif de reconstruire la confiance entre les citoyens et la justice, particulièrement dans des cas aussi graves que ceux-ci." Cette déclaration met en exergue l'importance de la transparence et de la responsabilité dans le traitement des affaires de violences faites aux enfants.







