Prévu le 17 juin à Strasbourg, un meeting de l’Alliance de gauche européenne, avec Jean-Luc Mélenchon et le rappeur Médine, se heurte à des objections des gestionnaires du Palais de la Musique et des Congrès.
Cette rencontre promettait de rassembler plusieurs figures de la gauche autour de la question palestinienne. Pourtant, à l'approche de l'événement, la participation de Médine suscite des tensions. Le rappeur Médine a révélé que la nature du rassemblement avait été modifiée, passant d'une "réunion politique" à une "célébration avec concert gratuit en soutien à la Palestine". D'après L’Alsace et France 3 Grand Est, la société Strasbourg Events, qui gère la salle, a exprimé ses préoccupations quant à cette évolution.
Manon Aubry, eurodéputée insoumise, conteste la version de Strasbourg Events, affirmant que la présence de Médine avait été discutée dès le début et que le contrat a été établi dans les règles de l'art. Elle déclare dans L’Alsace : "Les choses ont été faites en bonne et due forme.".
Un soutien de Jean-Luc Mélenchon
En parallèle des questions juridiques, le gestionnaire de la salle soulève une question d'identité culturelle. La direction du Palais, traditionnellement dédiée à des spectacles familiaux et concerts classiques, s'inquiète de l'adéquation de cet événement. "Nous sommes une salle sans polémique, nous ne pensons pas être le lieu le plus approprié pour cela," a déclaré Christophe Caillaud-Joos à France 3.
Pour l’instant, le sort de l'événement reste incertain. "Je ne veux pas que cela dégénère en conflit. Je cherche des solutions pour que l'événement se déroule dans de bonnes conditions", a pledé Manon Aubry. Ce meeting devrait rassembler de nombreuses personnalités, y compris Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan et Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis. Médine, soutien déclaré de Mélenchon lors de l'élection présidentielle de 2022, fait encore débat au sein de la gauche engagée sur la question palestinienne.







