La récente visite de Saïd Sayoud, ministre algérien de l’Intérieur, à Paris a généré une polémique inattendue en raison des conditions administratives d’un de ses enfants. D’après Mohamed Sifaoui, rapporté par Marianne, il semblerait que cet enfant ait vécu en France sans statut légal. Alors que certaines sources parlent d’une fille d’autre d’un garçon, le ministère français de l’Intérieur a confirmé sa présence dans l’Hexagone, en ajoutant que sa situation avait été régularisée.
Les enfants du chef d’état-major de l’armée
Cependant, cette régularisation soulève des préoccupations. A-t-elle suivi une procédure standard ou a-t-elle été accélérée par cette visite officielle ? Faute d’informations publiques suffisantes, il est difficile d’obtenir des réponses claires.
Le journaliste Mohamed Sifaoui avance que la famille Sayoud ne serait pas celle seule à avoir bénéficié d'une telle régularisation. Il évoque également Chafik Chanegriha, fils du chef d’état-major des armées algériennes, qui aurait résidé en France dans des conditions similaires. Son épouse, dont la situation a été régularisée récemment, vit en France avec leurs deux enfants.
Chafik Chanegriha aurait été nommé récemment à l’ambassade d’Algérie à Paris. Avant cette affectation, il aurait utilisé un visa de long séjour, sortant et rentrant régulièrement du territoire français. Les incertitudes demeurent sur son statut avant son affectation et les modalités de régularisation de sa famille.
Cette situation délicate survient alors que la France cherche à améliorer ses relations avec l’Algérie. La ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, a récemment visité Alger pour rendre hommage aux victimes de la répression coloniale et discuter avec le président Abdelmadjid Tebboune. De son côté, le garde des Sceaux Gérald Darmanin s’est également rendu en Algérie, tandis que l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, a fait son retour à Alger. Malgré ces efforts, la situation du journaliste Christophe Gleizes reste préoccupante.







