La ministre de la Santé a révélé des informations sur les 27 Français isolés dans plusieurs hôpitaux. Huit d'entre eux ont pris l'avion, le 25 avril, de Sainte-Hélène à Johannesburg, en compagnie d'une passagère néerlandaise du MV Hondius, porteuse du virus.
Quasiment deux semaines après son rapatriement du MV Hondius, la passagère française testée positive au hantavirus reste « toujours en réanimation », a précisé Stéphanie Rist sur FranceInfo ce vendredi 22 mai. La ministre a également indiqué que les 26 cas contacts identifiés sont « en isolement à l’hôpital ».
Ces personnes, incluant quatre passagers du MV Hondius et 22 personnes ayant voyagé avec une malade décédée en Afrique du Sud à la fin avril, se portent bien avec des tests toujours négatifs.
« Étant donné que l'incubation peut durer jusqu'à quarante-deux jours, l'isolement est maintenu pour cette période », a-t-elle expliqué. « Je m'engage à fournir de nouvelles informations si nécessaire », a-t-elle ajouté.
Rien ne laisse penser à un variant plus dangereux
La patiente hospitalisée en réanimation, âgée d'une soixantaine d'années, est dans un état considéré comme critique, a expliqué Xavier Lescure, infectiologue à l'hôpital Bichat AP-HP, au Parisien il y a dix jours.
C'est à l'hôpital Bichat, dans le nord de Paris, que cinq passagers du MV Hondius ont été admis suite à un foyer d'hantavirus. Cette souche, originaire des Andes, est reconnue pour sa létalité et l'absence de traitement ou vaccin adéquat.
Après analyse par l'Institut Pasteur, « aucun indicateur ne suggère l'émergence d'un variant plus transmissible ou plus dangereux », a déclaré la ministre de la Santé le 15 mai, se basant sur des études récentes.
Des scientifiques ont affirmé qu'une modification significative du virus est peu probable, étant donné sa stabilité, contrairement à des virus tels que le Covid-19 ou la grippe. Néanmoins, l'Organisation mondiale de la Santé s'attend à voir de nouveaux cas émerger parmi les passagers, tous maintenant rapatriés dans divers pays.
Les proches des personnes isolées ne nécessitent pas d'hospitalisation. « Nos experts affirment qu'un test négatif signifie que vous n'étiez pas contagieux auparavant », a ajouté Stéphanie Rist mi-mai.







