Mohamed Bakkali, âgé de 39 ans, a été reconnu coupable d'être le "logisticien" des attentats tragiques du 13 novembre 2015 à Paris. Condamné à une peine totale de 30 ans en France, il a bénéficie d'une décision surprenante du tribunal de l'application des peines de Bruxelles, qui lui a octroyé des "congés pénitentiaires". Cette nouvelle, révélée par le quotidien belge Sud Presse, a suscité une vague d'indignation chez les proches des victimes de cette tragédie.
Bakkali a joué un rôle clé dans l'organisation des attentats, agissant en tant que chauffeur d'Abdelhamid Abaaoud et coordonnant les déplacements des terroristes avant les attaques. Cela a abouti à la mort de 132 personnes et a laissé des familles en deuil à Paris et Saint-Denis.
Ces congés, qui pourraient être une étape vers sa libération conditionnelle, sont possibles grâce au cadre juridique belge, qui diffère de son homologue français. En France, il aurait dû purger une peine de sûreté de 20 ans. En revanche, en Belgique, il purge sa peine dans des conditions plus favorables, ce qui permettrait un accès prématuré à des congés.
En effet, le parquet national antiterroriste (PNAT) a exprimé sa consternation face à cette décision. Dans un communiqué, il a souligné que le cadre juridique en Belgique ne permet pas l'exécution des condamnations telles qu'elles avaient été prononcées. "Nous partageons l'émoi des victimes", a-t-il ajouté, reflétant l'inquiétude croissante parmi les rescapés des attentats.
Une réaction forte parmi les victimes
Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris, a exprimé son outrage sur les réseaux sociaux : "Comment peut-on justifier une semi-libération après seulement dix ans? La France peut-elle rester silencieuse?" Cette déclaration remet en lumière une tension persistante entre les législations française et belge concernant les peines liées au terrorisme.
Dans un collage d’opinions sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix appelent à plus de rigueur et d’unité face à une situation qui rappelle les blessures de l'attentat du Bataclan et des autres lieux touchés ce jour fatal.
Alors que le débat s'intensifie, ces événements rappellent à quel point la blessure des attentats du 13-Novembre est encore vive dans la mémoire collective. Les prochaines étapes pour Bakkali, notamment l'éventuelle application d'un bracelet électronique dans le cadre de sa libération conditionnelle, resteront à suivre de près.







