Le protoxyde d'azote, communément désigné comme "gaz hilarant", s'avère être un enjeu majeur de santé publique chez les jeunes. Ses conséquences peuvent être désastreuses, engendrant des brûlures, des troubles neurologiques et provoquant des accidents, y compris de la route. Pour remédier à cette situation, des ateliers de sensibilisation se tiennent dans divers établissements scolaires.
"Vous avez la vie devant vous, évitez ces pièges!", lance Kevin, 35 ans, à une classe de troisièmes dans une tente au gymnase de Saint-Gratien (Val-d'Oise). Les élèves, captivés, écoutent avec attention. Kevin partage son expérience personnelle, ayant dû mettre fin à sa carrière de danseur professionnel suite à un accident de moto survenu en 2018, après l'inhalation de protoxyde d'azote.
Ces ateliers sont essentiels face à la banalisation de cet usage. Initialement utilisé en milieu médical et alimentaire, le protoxyde d'azote est aujourd'hui détourné à des fins récréatives, s'inhalant par le biais de ballons après avoir percé les cartouches métalliques. Les risques encourus incluent des atteintes neurologiques, des pertes de concentration, et des perturbations du sens de l'équilibre.
Le gouvernement français a récemment intensifié ses efforts pour alerter la jeunesse sur les dangers de cette substance. Selon des données, près de 14 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans ont déjà expérimenté ce gaz, un chiffre qui illustre les nouveaux défis en matière de santé publique. À ce propos, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne souligne : "Il faut absolument démontrer la dangerosité d'un phénomène qui s'est banalisé", appelant à une action collective pour endiguer l'usage de cette drogue.







