Une enquête a été lancée pour "injure publique" à connotation raciste à l'encontre de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, suite à des déclarations faites fin mars sur CNews, selon des sources judiciaires parisiennes.
Cette enquête intervient après que M. Bagayoko a déposé une plainte mercredi. Le préfet de Seine-Saint-Denis a également décidé de se porter partie civile, a complété le parquet. Parallèlement, une autre enquête a été ouverte en lien avec le cyberharcèlement dont l'élu a été la cible.
Le ministère public a noté une augmentation des commentaires hostiles à l'égard de M. Bagayoko sur le réseau social X, en raison de la diffusion de cette émission de CNews, intitulée "100% politique", les 27 et 28 mars derniers.
La première enquête, portant sur "injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion", ainsi que la seconde, a été confiée à l’Office central de lutte contre la haine en ligne (OCLCH).
Élu dès le premier tour lors des élections municipales à Saint-Denis, Bally Bagayoko fait face à une campagne de haine soutenue par des groupes d'extrême droite sur les réseaux sociaux.
Au cours d'un débat sur CNews, des interrogations ont été soulevées concernant le mandat du maire. L'animateur a demandé si ce dernier "essayait de pousser les limites?" Le psychologue Jean Doridot a répondu qu'il y avait sans doute un peu de cela, tout en soulignant que l'humanité est un groupe social promouvant une certaine autorité.
Plusieurs responsables de LFI et d'autres mouvements de gauche, ainsi que des associations luttant contre le racisme, ont dénoncé ces propos et saisi l'Arcom pour qu'elle examine les séquences litigieuses. L'organisme a affirmé qu'il procédera à une analyse approfondie de ces signalements.
En réponse, CNews a fermement rejeté toute accusation de racisme, déclarant que "de quelconques propos racistes n’avaient pas été tenus" sur son antenne.







