Le mercredi 1er avril, Arthur Dénouveaux, président de l'association "Life for Paris", a annoncé sur le site ICI que la cagnotte ouverte en novembre dernier, en solidarité avec "Sonia", témoin-clé des attentats de novembre 2015, a enfin été versée.
Au total, 470 000 euros ont été collectés par Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l’association Life for Paris. L'initiative, lancée pour soutenir Sonia, qui vit sous une fausse identité et bénéficie d'une protection policière, a mobilisé 12 253 donateurs depuis son ouverture, coïncidant avec le dixième anniversaire des tragiques événements.
Après divers obstacles administratifs, Dénouveaux a enfin confirmé sur ICI que "Sonia" avait reçu le montant de la cagnotte. Pour préserver son anonymat, il était nécessaire de mettre en place un système de virement complexe, en passant par plusieurs services de l'État, comme l'a expliqué Dénouveaux. La cagnotte devrait rester ouverte au moins jusqu’au 13 novembre 2026.
Qui est "Sonia" ?
Le soutien à "Sonia" n'est pas anodin. Cette mère de famille, dont l'identité réelle demeure secrète, a été déterminante après les attentats du 13 novembre 2015. Elle a fourni des informations cruciales sur la localisation d'Abdelhamid Abaaoud, l’un des terroristes, permettant ainsi aux forces de l’ordre d’éviter de nouveaux drames, y compris un attentat projeté à La Défense.
Son histoire a été révélée dans la mini-série documentaire "Le choix de Sonia", diffusée sur France TV, ainsi que dans des témoignages à France 2, TF1 et RTL, offrant au public un aperçu de ses sacrifices.
1 500 euros par mois pour vivre
Aujourd'hui, "Sonia" vit en reclus avec sa famille et a dû abandonner toute notion de vie normale. Dépourvue d'identité administrative, elle et ses proches ne peuvent travailler ni recevoir d’aides de l’État. Toujours menacés, ils sont contraints de déménager fréquemment. En guise de compensation pour ces sacrifices, l'État lui accorde 1 500 euros par mois.
Cependant, comme le rapporte Huffington Post, la cagnotte, bien qu'elle puisse fournir un soutien pour l'achat d'un bien immobilier, risque aussi de compromettre l'allocation mensuelle qu'elle perçoit, exacerbant ainsi une précarité potentielle.







