Lors d'une récente déclaration, Gérard Larcher a affirmé que les membres des Républicains (LR) qui soutiennent ou rejoignent des listes comme celles du Rassemblement National (RN), de l'UDR d'Éric Ciotti ou de Reconquête d'Éric Zemmour n'ont plus leur place au sein de leur mouvement politique. Ces propos ont été tenus le 11 mars lors de son intervention sur France Inter.
"Pour nous, les choses sont claires, aucune alliance avec le RN ou ses alliés" a précisé Larcher.
Larcher a exprimé ses inquiétudes face aux tentations d'alliances, considérant cela comme une menace potentielle pour l'identité et les valeurs républicaines. "Cette tentation pourrait mener à notre disparition et à celle des valeurs que nous portons," a-t-il déclaré, plaidant pour un rassemblement entre le centre et la droite républicaine.
Ils "n'ont plus leur place"
Des personnalités comme l eurodéputé Christophe Gomart à Nice, qui ont affiché leur soutien à ces listes, sont ainsi dans le viseur du président Larcher. À Paris, il soutient Rachida Dati comme figure capable d'incarner l'alternance face à des candidatures d'extrême droite.
Larcher a été sans équivoque en qualifiant Sarah Knafo, la candidate de Reconquête, d'extrême droite, contrairement à Dati qui a choisi de ne pas répondre à cette question.
Face à une telle posture, les analystes politiques s'interrogent sur l'avenir de LR à l'approche des municipales de 2026. Beaucoup voient cette séparation comme cruciale pour maintenir l'intégrité et le positionnement historique du parti sur l'échiquier politique français.







