La campagne dynamique de Sarah Knafo se distingue par son approche colorée et glamour, où elle s'affirme comme une candidate qui maîtrise les enjeux de la ville. À l'écoute des familles et des commerçants, elle défend à la fois la sécurité et l'esthétique urbaine avec son projet « Haussmann 2.0 », un plan audacieux visant à transcrire la beauté de Paris tout en rompt avec les années Hidalgo.
Relire la première partie.
Causeur. Peut-on mener une politique de la beauté à Paris ?
Sarah Knafo. Absolument, surtout avec la politique actuelle qui semble privilégier la laideur. Mon objectif est de restaurer le mobilier urbain emblématique de Paris. Cela inclut la modernisation des bancs, réverbères, et autres éléments de l’espace public, tout en respectant notre héritage esthétique. Nous devons ramener un cahier des charges rigoureux pour les nouvelles constructions, inspiré par les beautés architecturales de notre histoire, comme celles que l’on trouve en Normandie ou au Pays basque. Il est temps de tourner la page du « fonctionnalisme » architectural, trop souvent considéré comme une norme acceptable, au détriment de notre précieuse harmonie urbaine.

Vous proposez de revenir à des modèles haussmanniens ?
Pas du tout ! Mon intention est de redécouvrir ce qui a fait la grandeur de l'urbanisme parisien au fil des siècles : innover tout en honorant notre héritage. Pensez à la place des Vosges en 1612 et às changements apportés par Haussmann deux siècles plus tard ; les matériaux et techniques évoluent, mais l'élégance, elle, doit rester. Chaque génération doit avoir l'opportunité d'améliorer le style, en intégrant des choix durables et en conservant l'esprit de la ville. Un retour à cette exigence de la beauté est essentiel pour faire de Paris la plus belle ville du monde.
Et qu’en est-il du logement ? Que proposez-vous pour attirer les classes moyennes ?
Il faut mettre un terme à la politique socialiste des dernières années qui a engendré une pénurie de logements. Actuellement, Paris compte 25 % de logements sociaux, et certains candidats de gauche visent les 40 %. Cette approche est vouée à l’échec. L'encadrement des loyers a historiquement conduit à une hausse de la pression économique et proposition communiste dépassée, qui n’a jamais produit de résultats bénéfiques.
La maire Anne Hidalgo a-t-elle cependant défendu les locataires ?
L’encadrement des loyers est une illusion. Les exemples de son inefficacité sont nombreux, tant au niveau national qu’international. Lorsque vous tentez de réguler l'économie, celle-ci trouve toujours un moyen de réagir, souvent en pénalisant les urbains. Ainsi, de nombreux propriétaires se dirigent vers Airbnb pour maintenir leurs bénéfices. En réponse à cela, la mairie a créé des régulations supplémentaires, qui agissent contre l’intérêt des propriétaires et des locataires.

Et que dire de la claim de limitation des loyers pour les locations temporaires?
Le résultat a été contre-productif. Certains propriétaires évitent de louer en cherchant des alternatives. De plus, la création d’unités de contrôle des propriétés mal gérées aggrave le climat. Nous devons nous concentrer sur des solutions qui favorisent la ville, et non pas la compétition entre les locataires et les propriétaires.
Quant aux tensions politiques actuelles, quelles sont vos réflexions sur l’état de la droite ?
Il est impératif que la droite s’unisse. Si l’opportunité d'unir les droites se présente, pourquoi pas ! Chacun doit être prêt à faire avancer ce discours, surtout dans le climat actuel. La droite doit se poser comme une alternative constructive face à l’extrême gauche qui, malgré ses erreurs, conserve une base solide de soutien.
Votre position face aux attaques des opposants vous touche-t-elle ?
Non, je fais face à des critiques qui relèvent souvent de la paranoïa politique. Je ne suis pas ici pour répondre à des caricatures, mais pour présenter mes idées claires et transparentes.
Pour conclure, quel est votre objectif à long terme ?
Je veux que Paris serve d'exemple pour le pays. Notre réussite ici pourrait signifier un regain d'optimisme pour l’ensemble de la France. Si je parviens à renverser la table à Paris, cela fera écho à d'autres projets à l’échelle nationale. Le peuple parisien doit voir que voter pour moi est un choix judicieux !







