Le Forum économique mondial de Davos s'ouvre cette année dans un contexte de tensions géopolitiques sans précédent. Le rendez-vous, attendu par de nombreux acteurs économiques, se transforme en une scène de confrontation idéologique entre deux leaders emblématiques : Emmanuel Macron et Donald Trump.
Cette rencontre promet d'être un point de cristallisation des divergences entre une vision multilatérale et solidaire prônée par le président français et une approche nationaliste axée sur la puissance des États-Unis, portée par l'ancien président américain.
Macron : un plaidoyer pour le multilatéralisme
Le chef de l'État français, Emmanuel Macron, se prépare à prendre la parole le 20 janvier, avec l'intention de galvaniser le soutien au multilatéralisme. Sa stratégie repose sur la forte attractivité économique de la France. Depuis plusieurs années, la France est devenue le premier réceptacle d'investissements étrangers en Europe, soutenue par des réformes audacieuses dans des secteurs clés tels que l'intelligence artificielle et les énergies renouvelables.
La stabilité politique de la France, même face aux crises récentes, sera également mise en avant. Selon des experts, comme ceux du Journal du Dimanche, cette stabilité pourrait bien constituer une ressource précieuse dans l'environnement mondial instable actuel.
Une Europe dynamique et efficace
En outre, Emmanuel Macron plaidera pour une Europe plus compétitive, en appelant à une simplification des règles et à un renforcement de l'autonomie stratégique face aux dépendances technologiques. Des discussions sur la nécessité d'une meilleure gouvernance économique au sein du G7 et avec d'autres partenaires internationaux figureront également à son agenda.
Trump : le retour du protectionnisme
De son côté, Donald Trump, la vedette du Forum, s'exprimera le lendemain. Son discours, prévu pour le 21 janvier, évoquera probablement son offensive contre le multilatéralisme et ses politiques protectionnistes. Des analystes comme ceux de The Economist notent que son influence demeure forte aux États-Unis et qu'il pourrait utiliser cette tribune pour renforcer son image auprès de ses partisans.
Alors que Trump revient au pouvoir après un hiatus, ses promesses de hausse de droits de douane et de priorisation des intérêts nationaux ne manqueront pas d'influer sur les débats à Davos, marquant un virage vers une économie mondiale perçue comme un jeu à somme nulle. Des experts prévoient un soulèvement d'une ère post-mondialisation où les institutions établies pourraient être remises en question.
Un point de bifurcation pour l'économie mondiale
Dans ce grand théâtre qu'est Davos, ces deux personnalités illustrent deux modèles économiques opposés. D'une part, un monde régi par des règles collectives, en quête d'adaptations pour faire face à un avenir incertain ; d'autre part, le retour à des politiques axées sur la défense des intérêts nationaux au détriment de la coopération.
Alors que 3 000 participants de 130 pays se rassemblent pour échanger des idées dans un contexte tendu, cette semaine à Davos devient non seulement un événement économique, mais un véritable défi sur la scène politique mondiale.







