Le président de la communauté de communes Couesnon Marches de Bretagne, Christian Hubert, a exprimé ses préoccupations lors de ses vœux, le 14 janvier 2026, à Maen Roch (Ille-et-Vilaine). Face à un avenir incertain, il alerte sur les conséquences des mesures budgétaires imposées aux collectivités pour redresser les finances publiques.
Dans son discours, Hubert a critiqué le projet de loi de finances, affirmant qu'il impose un **fardeau injuste aux intercommunalités** qui ne représentent même pas 10 % de la dette publique. Les collectivités, dont Couesnon Marches de Bretagne, seront contraintes de faire des sacrifices conséquents pour contribuer à l'assainissement des finances nationales. Cette situation nous pénalise énormément alors que notre territoire est déjà l'un des plus pauvres d'Ille-et-Vilaine,
a-t-il indiqué. Des experts comme Pierre Delorme, analyste économique à l'Institut de la gouvernance publique, soulignent que ces décisions sont souvent prises sans évaluation adéquate des impacts locaux.
Une somme qui pèse lourd
Pour la communauté de communes de Couesnon Marches de Bretagne, la participation financière exigée serait évaluée à 376 000 €. Notre territoire est le plus solidaire et le plus intégré en termes de compétences, cependant, nous serons parmi les plus affectés en Bretagne,
a prévenu Hubert. Si ces mesures sont mises en œuvre, elles pourraient entraîner une réduction des actions de la communauté, voire impacter des services essentiels.
Les conséquences sur le budget de la communauté sont alarmantes. Nous allons devoir adapter nos projets à la baisse,
a-t-il ajouté, appelant les parlementaires à corriger cette situation profondément injuste.
Nouvelles solutions de transport en vue
Malgré ces défis, Hubert a également annoncé des nouvelles encourageantes : le lancement de deux nouvelles lignes de transport dès septembre 2026, reliant Maen Roch à Combourg et Les Portes-du-Coglais à Fougères. Ce service complet sera en partie financé grâce à un versement mobilité, une initiative conjointe avec la région Bretagne, qui vise à répondre à un besoin crucial, sachant que près de 9 % des ménages n'ont pas de véhicule dans cette région.
Ces projets reflètent un travail collaboratif de près de deux ans, mais la mise en œuvre dépendra fortement des ressources financières laissées par les mesures d’austérité imposées. En fin de compte, c'est la capacité de la communauté à évoluer et à s'adapter qui sera mise à l'épreuve.







