À l'aube de nouvelles délibérations, le gouvernement présente un budget ambitieux, tentant de ramener le déficit public à 4,7 % du PIB contre 5,4 % en 2025. C’est un défi complexe, surtout dans un contexte économique où la maîtrise des dépenses devient cruciale.
Le Premier ministre a exprimé une volonté ferme : le déficit ne doit pas dépasser les 5 % du PIB à l’issue des négociations. Pourtant, la réalité du texte actuel, adopté par le Sénat, suggère un solde plus proche de 5,4 % du PIB, celui-ci nécessitant des ajustements considérables pour respecter les engagements budgétaires. Ainsi, le rapporteur général Philippe Juvin a indiqué qu'il resterait près de 12 milliards d'euros à équilibrer, soit par des économies, soit par des décisions fiscales.
Une contribution sur les hauts revenus prolongée
Introduite en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) devrait être étendue pour une année supplémentaire. Ce dispositif vise à garantir un taux minimal d'imposition de 20 % pour les foyers dont les revenus annuels dépassent 250.000 euros pour les célibataires et 500.000 pour les couples. Avec un rendement anticipé de 1,5 milliard d'euros, certains députés suggèrent même de pérenniser cette mesure jusqu'à ce que le déficit public atteigne des niveaux plus sains.
Des taxes nouvelles et discutables
Le projet de budget propose également la mise en place d'une taxe sur les petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros provenant de pays hors UE, initialement à 2 euros, mais revue à 5 euros par le Sénat. Les critiques pointent certainement une charge supplémentaire à l'importation et sur le commerce électronique.
Une vigilance accrue sur les dépenses publiques
Les ministères voient leurs crédits réduits, à l’exception notable de la Défense, tandis que des milliers d’enseignants pourraient perdre leur emploi. Cette situation suscite l'indignation de certains partis, baffés par ces coupes jugées dramatiques pour des secteurs essentiels.
Le débat autour de l'impôt sur la fortune
Le retour de l'impôt sur la fortune (ISF) est également sur la table. Les socialistes souhaitent faire valoir un dispositif repensé qui pourrait rapporter davantage que l'impôt actuel sur la fortune immobilière. Les discussions devraient être vigoureuses, certains experts de BFM TV affirment que ce type de changement pourrait redéfinir la manière dont la richesse est taxée dans le pays.
En somme, ce projet de budget 2026 s'annonce comme un véritable champ de bataille politique où chaque proposition sera scrupuleusement analysée, et où chaque député apportera sa pierre à l'édifice du futur économique de la France.







