À l'approche de la campagne présidentielle, Jordan Bardella se trouve au cœur d'une tempête médiatique liée à ses déclarations : ses récentes remarques sur les retraites et l'affaire Lyhanna soulèvent des doutes quant à sa candidature pour le Rassemblement national.
Lors d’une interview sur BFMTV, sa phrase sur les 'marches blanches' a relancé une polémique déjà amorcée. Sa présence au Grand Prix de Monaco, alors qu'une marche en mémoire d'une fillette décédée se tenait dans le Gers, a suscité de vives réactions.
M. Bardella s'est défendu en soulignant que la famille de la fillette avait demandé l'absence de responsables politiques, s’interrogeant sur les reproches qui lui étaient faits. Toutefois, ses détracteurs ont fustigé son comportement jugé inapproprié durant une période de deuil national.
Des figures politiques, comme Marine Tondelier, l'écologiste, et Fabien Roussel, le communiste, ont dénoncé son attitude, évoquant un contraste flagrant entre le deuil national et ses accès à la jet set. Le député macroniste Charles Sitzenstuhl a même moqué son image de 'candidat des riches'.
Malgré ces accusations, Bardella a tenté de minimiser l'impact en précisant qu'il ne sirotait qu'un 'coca avec des glaçons' et qu’il n’était pas responsable des photographes qui le suivaient. Il a également rappelé son intérêt réel pour la Formule 1, mettant en avant la tradition familiale liée à cet événement sportif.
Sa réponse face aux journalistes a été perçue par certains comme un signe de fébrilité. Son attitude a été qualifiée d'"amateurisme total" par un discret observateur de la politique. Cette situation rappelle un incident similaire survenant quelques mois plus tôt, où Bardella avait eu du mal à répondre sur certaines questions politiques.
Dans le Rassemblement national, le soutien vis-à-vis de Bardella apparaît cependant. Un membre du parti a suggéré qu’effectivement, cette polémique n’avait pas eu de résonance sur le terrain, notant que le public ne se focalisait pas sur ces distractions.
Dans les coulisses du RN, la discussion se porte aussi sur la cohérence des discours de Bardella concernant les retraites. Alors que Marine Le Pen demeurait ferme sur ses promesses électorales, la communication autour de Bardella semble moins stable. Le porte-parole du groupe a tenté de donner une explication : "Ils pensent la même chose, mais pas avec les mêmes mots", dit-il, mais la question de la stratégie du RN est plus que jamais d'actualité.







