Lors d'une interview sur franceinfo, le 27 avril, la députée macroniste Céline Calvez a partagé son point de vue sur le vote du rapport de Charles Alloncle relatif à l'audiovisuel public. Elle a exprimé des préoccupations concernant le contenu du rapport, qu'elle qualifie d'"à charge contre l'audiovisuel public".
"On était devant un dilemme cornélien", a-t-elle souligné, faisant référence à la complexité de la situation. Le groupe macroniste a décidé de s'abstenir lors du vote, afin de ne pas cautionner les aspects qu'ils considèrent problématiques tout en évitant une perception négative de l'institution.
Calvez a précisé les raisons de son abstention : "D'un côté, voter pour signifierait accepter les nombreuses dérives du texte, mais voter contre pourrait être perçu comme un rejet global des institutions". Cela a créé une "ambiance particulièrement tendue" au sein de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
Elle a aussi révélé que son abstention était "conditionnée" par des modifications apportées au rapport, en particulier la suppression d'insinuations jugées inappropriées contre les parlementaires. Cette intervention a permis d'éliminer des propositions qu'elle considère comme déconnectées des enjeux de l'audiovisuel.
"Il n'y a pas d'adoption de l'ensemble des propositions et nous nous opposerons à ce que nous considérons comme dangereux pour la démocratie et l'audiovisuel public", a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de défendre une vision équilibrée pour l'avenir de ce secteur. Divers experts du milieu, tels que ceux de Le Monde, ont également souligné la délicatesse du sujet, insistant sur les enjeux cruciaux liés au financement et à la régulation de l'audiovisuel public en France.







