Lors du procès en appel à Paris, Alexandre Djouhri a de nouveau nié avoir corrompu Claude Guéant, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. Il justifie l'offrande d'une montre de luxe par son admiration pour Guéant, qu'il a trouvé "impressionnant".
Ce dernier, âgé de 81 ans, avait été condamné en première instance à une peine pour avoir accepté 500.000 euros de l’intermédiaire, somme utilisée pour l'achat d'un appartement en 2008. La question de la montre, offerte peu après l'acquisition, alimente le débat.
Guéant ne participe pas à ce procès en appel pour des raisons de santé. À l'origine d'une série de condamnations, Djouhri et Guéant ont fait appel après avoir écopé de six ans de prison ferme.
A l'audience, Djouhri affirme n'avoir jamais joué un rôle dans le versement de l'argent et insinue que le relevé bancaire lié à Guéant a été planté par les enquêteurs lors d'une perquisition, comme rapporté par Le Monde.
"Je ne savais même pas qu'il avait acheté un appartement!" déclare-t-il, ajoutant que s’il avait eu connaissance de cette acquisition, il aurait conseillé à Guéant d'opter pour un plus grand logement.
Interrogé sur la montre, Djouhri minimise la situation. Il avertit que son cadeau a été offert après plusieurs rencontres, librement et sans attente de retour, alors que Guéant occupait un poste stratégique. "Je ne transige pas sur l'intégrité, je suis d'une rectitude totale !", insiste-t-il.
En défense de ses actions, il cite la vente fictive de deux toiles marines pour justifier les 500.000 euros, sujet pour lequel l'accusation suggère qu'il pourrait s'agir d'un moyen de cacher des manigances. France Info mentionne que l'argent est passé par des circuits financiers complexes, dont une famille saoudienne, ce qui fait partie de l'enquête en cours.
Djouhri rejette les insinuations, dénonçant une "manipulation". Il évoque les ressources de bureaux offshore et un ami décédé comme étant à l'origine de certaines transactions, mais refuse de divulguer son nom par respect.
Soutenant son innocence, Djouhri se déclare victime d'une machination reprochant d’être "poursuivi pour rien du tout!". Il promet que toutes les accusations dirigées contre lui seront déjouées par les faits.







