Jean-Luc Mélenchon a exprimé, ce mardi, des allégations d'une « opération préméditée » durant la commémoration d'un attentat antisémite à Toulouse. François Piquemal, candidat de La France Insoumise (LFI) à la mairie, a été la cible de huées avant de perdre les élections municipales.
Le leader de LFI a demandé à France Télévisions des « explications » concernant ce qui semble être une manipulation orchestrée, une accusation reprise par le Syndicat national des Journalistes (SNJ). Ce dernier a exprimé son indignation face à une « rétention d'information inacceptable » émanant de la rédaction avant l'événement.
Le 19 mars, à l'occasion du 14e anniversaire de l'assassinat d'un enseignant et de trois enfants dans une école juive par Mohammed Merah, Piquemal a été hué par certains membres du public, qui scandaient des slogans tels que « Dehors, LFI ! » ainsi que des accusations d'antisémitisme.
Le SNJ a rapporté que les rédacteurs de France Télévisions n'avaient pas reçu d'informations sur une éventuelle agitation, bien qu'un membre influent de la communauté juive de Toulouse avait averti la rédaction d'un possible « grabuge ».
Franck Touboul, président du Crif Toulouse-Occitanie, a défendu ces communications avec les médias, soulignant qu'il était conscient des intentions de manifestation contre la présence de Piquemal.
Piquemal quant à lui a déclaré que ces événements ressemblent à une « machination politique préméditée ». Évoquant des agressions verbales qu'il a subies, il a également mentionné une plainte et un recours en annulation concernant d'éventuelles influences extérieures durant la campagne.
En dénonçant l'utilisation de la cérémonie à des fins politiques, Mélenchon revendique des « sanctions et excuses publiques » pour ces actes qu'il qualifie de manœuvres délibérées contre son parti.







