Lors de son intervention à Lyon pour le sommet One Health, Emmanuel Macron a souligné l'importance d'une collaboration accrue entre les nations pour faire face aux défis sanitaires globaux, six ans après l'émergence de la pandémie de Covid-19. Il a déploré les tensions géopolitiques actuelles qui fragilisent les efforts collectifs, appelant à une meilleure coordination des stratégies de santé, qu'elles soient humaines, animales ou environnementales.
« Alors que les défis mondiaux en santé nécessitent plus que jamais une collaboration étroite, nous faisons face à des calculs politiques qui divisent », a-t-il déclaré, faisant allusion à des nations comme les États-Unis, qui ont remis en question leurs contributions aux organisations de santé internationales comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Macron a évoqué la nécessité d'un système de santé mondial basé sur une science libre et indépendante. Selon ses propos, il est crucial que les pays travaillent ensemble pour assurer une gouvernance transparente qui puisse répondre efficacement aux crises sanitaires.
Dans son discours, il a cité John Dramani Mahama, ancien président du Ghana, qui a mis en lumière l'interconnexion entre la santé humaine, animale, et environnementale en soulignant l'importance de cette approche intégrée pour réduire les risques de crises futurs. Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a également ajouté que le modèle One Health représente notre meilleur atout pour anticiper les menaces sanitaires.
Le sommet a réduit le nombre de participants, réunissant des ministres de pays comme le Botswana et le Cambodge, mais il a mis en exergue des enjeux cruciaux tels que la résistance aux antibiotiques et la gestion des zoonoses. Emmanuel Macron a insisté sur l'urgence, précisant que 75% des nouvelles maladies infectieuses proviennent d'animaux.
Cette rencontre survient alors que la France, à l'instar d'autres pays développés, réduit ses financements à l'aide internationale en santé. Des militants, dont ceux de Aides et Sidaction, se sont mobilisés en marge du sommet, dénonçant une coupure d'un milliard d'euros dans le financement des actions contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, une situation qualifiée de « décalage révoltant » par les responsables d'associations.







