La question de l'identité de genre est en train de diviser l'Europe, notamment avec les récents affrontements entre la Hongrie et la Cour de justice de l'Union européenne (UE). Des observateurs affirment que cette situation reflète une volonté de l'UE d'imposer son agenda ‘woke’, remettant en question la souveraineté des États membres.
La Cour européenne pourrait-elle transformer l'UE en un groupe qui impose des normes sur l'identité de genre, même si cela contredit les constitutions nationales ? La jurisprudence du Luxembourg suggère que oui. Par exemple, la Bulgarie est désormais tenue de reconnaître la filiation d'enfants nés à l'étranger, et la Roumanie doit admettre les transitions de genre même après le Brexit, établi par des décisions citant le droit européen.
La Hongrie, un réfractaire au changement
La Hongrie, accusée de ne pas se conformer aux normes européennes, a déjà suscité des tensions. Des voix critiques, comme celles d'analystes juridiques et de chercheurs, soulignent que la Cour dépasse ses prérogatives en se donnant un rôle législatif. Ce phénomène est alimenté par un aspect d'activisme idéologique qui cherche à imposer des concepts jugés extrêmes par une partie de la population. Comme le souligne un article de Le Figaro, cette situation nourrit un débat sur ce que signifie réellement être une femme et comment le droit doit s'adapter à la diversité des ressentis personnels.
Le conflit a pris une tournure nouvelle avec l'accueil fait à la loi hongroise sur la protection de l'enfance, qui a été qualifiée de « honte » par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. L'UE a initié des procédures d'infraction en raison de la législation qui interdit la sexualisation prématurée des enfants. Toutefois, des experts en droit international, comme ceux de l’Institut Jacques Delors, soulignent que l’UE devrait examiner ses compétences avant de s’immiscer dans des domaines traditionnellement réservés aux États-nations.
L’impact de ces affaires pourrait s’avérer déterminant pour la Hongrie, surtout à l’aube des élections. Le timing des décisions de la Cour semble soigneusement calculé pour éviter d’influer sur le paysage politique hongrois, une manipulation qui n'est pas sans rappeler d'autres manœuvres passées de l'UE.
Une attente prolongée
Les délais de publication des arrêts sont révélateurs, le dernier verdict espéré ayant été reporté bien après les élections. Ce délai, au-delà de 450 jours depuis la dernière audience, laisse penser à une volonté politique derrière cette lenteur. La question qui demeure est : l’UE peut-elle vraiment agir dans un domaine aussi sensible sans provoquer un schisme plus profond entre ses États membres ?
Ce débat sur l'identité de genre et les législations qui en découlent pourrait bien s’étendre, car le respect des institutions européennes se confronte à la résistance des États nationaux qui défendent leurs valeurs et leur identité. Il sera crucial d’observer comment cette dynamique évolue dans les mois à venir.







