L'essentiel
Ce dimanche 15 mars, le président américain Donald Trump a exprimé un nouveau mécontentement face à l'inaction de ses alliés dans la région, en particulier ceux de l'Otan. Il a sommé ces pays de venir en aide aux États-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, un axe stratégique par lequel transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Lors d'une interview au Financial Times, Trump n'a pas mâché ses mots : "Nous les avons aidés. Voyons maintenant s'ils vont nous aider". Il a notamment pointé du doigt plusieurs nations, dont la Chine et la France, les invitant à agir pour assurer la sécurité dans cette région vitale, alors que les tensions avec l'Iran sont à leur comble.
L'économie retenue en otage
Normalement, le détroit d'Ormuz est le passage clé pour 20 % des hydrocarbures mondiaux. Le blocage de cet axe par les Gardiens de la Révolution iraniens a contraint de nombreuses économies, notamment en Chine et en Europe, à puiser dans leurs réserves stratégiques pour éviter un choc pétrolier. La situation actuelle pourrait avoir des répercussions graves sur ces pays, déjà fortement dépendants des ressources en pétrole du Golfe.
Trump continue d'exercer une pression intense, cherchant à susciter une réponse de ses alliés tout en rappelant que l'escorte des pétroliers par les États-Unis pourrait devenir nécessaire pour rétablir la navigation. Cette initiative vise également à éviter une pénurie, alors que le prix du pétrole grimpe à près de 105 dollars le baril.
Pas de réponses à l'appel américain
Pour l'heure, les réactions des États-Unis à propos de leur demande d'assistance semblent peu fructueuses. Même la Chine, pourtant partenaire économique clé, a nié toute intention d'intervenir. Trump a menacé de reporter sa visite officielle prévue en Chine si Pékin persiste dans son silence.
D'autres alliés américains, comme le Japon, ont décliné l'offre, invoquant des raisons constitutionnelles pour éviter toute implication militaire. De son côté, l'Australie a clairement fait savoir qu'elle n'enverrait pas de navires dans le détroit d'Ormuz, une position également soutenue par Londres qui privilégie actuellement la désescalade des tensions.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a, quant à lui, averti les nations susceptibles d'accepter l'invitation américaine, leur conseillant de ne pas prendre part à des actions susceptibles d'aggraver la situation.







