Sophie Ferreira et sa famille doivent composer avec une situation de plus en plus préoccupante à bord du MSC Euribia, un paquebot stationné à Dubaï en raison des tensions militaires croissantes dans le Moyen-Orient. Depuis le 28 février, la famille se retrouve piégée dans un environnement devenu hostile, sans assistance des services consulaires français.
Sur BFMTV, Sophie souligne l'absence d'information sur les possibilités de rapatriement, déclarant : "Nous n'avons reçu aucune aide, aucune réponse malgré nos multiples appels". Cette situation est dévastatrice pour elle et d'autres passagers français, qui se sentent abandonnés alors que des ressortissants d'autres nationalités, comme des Portugais, des Anglais et des Espagnols, sont déjà rentrés chez eux, renforçant un sentiment d'injustice parmi les citoyens français coincés.
"Il y a encore ce matin des alertes aux missiles, et des explosions autour de nous. C'est très préoccupant," confie Sophie, ajoutant que le moral des passagers est mis à rude épreuve.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que la France a enregistré plus de 7.500 demandes d'assistance. Il a promis que le gouvernement affrèterait plusieurs vols pour évacuer les ressortissants en danger. Cependant, Sophie ressent une frustration immense face à cette lenteur d'action, surtout lorsque des bagages médicaux et des produits de première nécessité commencent à manquer à bord.
"Les enfants s'ennuient et notre situation devient de plus en plus compliquée," s'inquiète-t-elle, tandis que de nombreuses autres personnes sur le navire doivent également faire face à des problèmes médicaux urgents.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que des efforts étaient en cours pour rapatrier environ 2.000 citoyens français de plus d'ici la fin de la semaine, mais la lenteur et le manque de communication laissent de nombreuses familles dans un état d'angoisse durable.







