Téhéran (AFP) – Depuis l'élection de Mojtaba Khamenei comme guide suprême, l'Iran a lancé des frappes de missiles et de drones visant Israël et ses voisins du Golfe. Ce conflit s'intensifie au dixième jour d'une guerre qui embrase la région.
Les autorités israéliennes ont confirmé des attaques dirigées contre des infrastructures en Iran tout en menant des opérations héliportées dans les régions près de la banlieue sud de Beyrouth, où le Hezbollah, un allié iranien, est bien implanté.
Alors que les tensions escaladent, les marchés pétroliers réagissent rapidement, le prix du baril atteignant les 118 dollars en raison de l'incertitude persistante liée aux frappes dans le détroit d'Ormuz, zone clé pour le transit des hydrocarbures.
Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, est perçu comme un conservateur très proche des Gardiens de la Révolution. Son accession au pouvoir a suscité des réactions à la fois de joie et d’angoisse à travers le pays, certains exprimant leur inquiétude face à une escalade militarisée.
Autrefois un pays en crise, l'Iran a montré sa capacité à mobiliser des foules en faveur de son nouveau guide. Des images de rassemblements ont été diffusées, montrant des drapeaux iraniens flottant au gré des chants patriotiques dans la nuit.
Israël, de son côté, a placé Mojtaba Khamenei dans sa ligne de mire, le qualifiant de "cible". Donald Trump, sur son réseau social Truth Social, a précisé que Khamenei "ne tiendra pas longtemps" sans l'accord des États-Unis, ajoutant des enjeux géopolitiques importants à cette situation explosive.
Dans le cadre des hostilités, des bombardements israéliens ont été rapportés visant des bases du Hezbollah, ayant fait des centaines de morts selon des sources libanaises. Ces combats reflètent un cycle de violence qui ne semble pas près de s’apaiser.
Tensions croissantes et implications économiques
Les implications économiques de cette guerre sont déjà palpables, avec le G7 convoquant une réunion d'urgence pour discuter de la flambée des prix du pétrole. Compte tenu de l'importance de cette ressource dans l'économie mondiale, les ministres des Finances se penchent sur des stratégies pour minimiser les impacts négatifs.
Le ministre iranien de la Santé a rapporté que plus de 1 200 personnes ont perdu la vie à ce jour dans le conflit. Parallèlement, les autorités irakiennes et saoudiennes se préparent à parer des attaques potentielles, renforçant ainsi les mesures de sécurité dans la région.
En raison de l'intensification des frappes, l'Iran a également menacé de défendre ses installations pétrolières dans le Golfe. "Si vous avez le courage de tolérer un baril au-delà de 200 dollars, vous avez qu’une seule option, continuer vos attaques", a mis en garde un haut responsable militaire iranien.
Alors que le monde entier observe ce conflit s'aggraver, l'avenir du Moyen-Orient semble plus sombre que jamais, laissant présager des défis et des incertitudes géopolitiques.








