Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a récemment terminé sa visite dans le Golfe, où il a fait escale à Abou Dhabi, au Koweït et à Bahreïn. Cette tournée a pour but de rassurer des alliés clés face aux craintes suscitées par un projet d'accord de paix avec l'Iran, qui pourrait libérer 300 milliards de dollars pour le régime de Téhéran.
À retenir :
Les inquiétudes des monarchies sunnites concernent une potentielle normalisation des relations américano-iraniennes, mais également la possibilité que Téhéran utilise le fonds de 300 milliards de dollars pour renforcer son armée.
La sécurité dans la région demeure fragile, avec des attaques par drones ciblant des sites stratégiques au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie Saoudite, attribuées à des cellules iraniennes.
En voyage dans le Golfe, Marco Rubio s'est efforcé de rassurer les Émirats, qui se considèrent comme des victimes collatérales des tensions avec l'Iran, estimant que le protocole d'accord de paix est trop favorable à la République islamique. Après Abou Dhabi, il a rencontré des responsables au Koweït puis à Bahreïn. Il a souligné : "Nous sommes pleinement alignés avec nos partenaires du Golfe. C'est pourquoi je suis ici".
Rubio a également déclaré : "Nous veillons à ce que rien de ce que nous faisons ne menace la sécurité de nos alliés. Si l'Iran souhaite un accord véritable, les États-Unis se montrent ouverts. Sinon, le président dispose d'autres options".
Des alliés essentiels à rassurer
Rubio a pris part à un déjeuner avec le président des Émirats, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, et d'autres personnalités influentes. Il avait promis de répondre aux préoccupations des alliés concernant l'accord, en faisant savoir que cela serait abordé durant leurs discussions.
Les Émirats, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et Bahreïn, tous abritant des bases militaires américaines, représentent des éléments cruciaux de la stratégie de sécurité des États-Unis au Moyen-Orient. Si un de ces pays décide de revoir ses relations avec Washington, cela pourrait avoir de lourdes répercussions sur l'architecture militaire régionale.
La crainte de renforcer l'Iran
Dans des discussions privées, certains responsables de la région ont exprimé leur déception face à la perspective d'une normalisation des relations américano-iraniennes, redoutant que l'Iran ne profite des fonds pour renforcer son arsenal militaire. Selon Reuters, l'Iran aurait établi de nouvelles cellules secrètes en Irak, responsables de plusieurs attaques de drones cette année contre des installations au Koweït et aux Émirats.
Le protocole d'accord en question ne traite pas la problématique des missiles balistiques de Téhéran, une préoccupation majeure pour les États du Golfe, qui ont déjà été touchés par des frappes iraniennes au cours de leur conflit, entraînant des conséquences tragiques pour les civils.







