Israël et le Liban ont annoncé, ce mercredi, un accord pour rétablir un cessez-le-feu, marqué par l'instauration de "zones pilotes" contrôlées par l'armée libanaise. Cette décision a été prise suite à deux jours de négociations à Washington, sous l'égide des États-Unis, comme l'indique un communiqué commun.
Ce cessez-le-feu arrive dans un contexte de tensions exacerbées, révélées par des frappes israéliennes qui ont causé la mort de neuf personnes au Liban. Le Hezbollah, soutien régulier à l'Iran, a revendiqué des attaques contre des cibles israéliennes. En réponse, Israël a renforcé ses menaces de frapper la banlieue sud de Beyrouth si les agressions contre son territoire se poursuivent.
Le communiqué précise que le cessez-le-feu sera conditionné à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de ses membres du secteur sud du fleuve Litani, ne laissant place qu'à l'armée libanaise. Cela se fait dans le but d'assurer une sécurité durable, et de poser les bases d'un accord de paix plus global, a déclaré un porte-parole des négociations.
La déclaration insiste également sur la nécessité que les relations futures entre Israël et le Liban soient déterminées par les deux pays, sans ingérence d'États tiers, notamment l'Iran, accusé d'influencer le Hezbollah. À cet égard, le président américain Joe Biden a souligné l'importance de séparer les discussions relatives au Liban de celles concernant l'Iran.
Les discussions de la semaine du 22 juin s'annoncent déterminantes pour la suite des événements, alors que la situation sur le terrain reste fragile. Les délégués se sont rencontrés à Washington pour la quatrième fois, ce qui constitue une avancée significative dans les relations entre des pays qui n'ont pas de liens diplomatiques.
Cependant, la mise en œuvre d'un cessez-le-feu complet reste à prouver. Des attaques israéliennes ont continué de causer des pertes, notamment avec la mort d'un soldat libanais, suite à des frappes dernièrement sur Khaldé, près de Beyrouth.
Dans cette complexité, l'armée libanaise a dénoncé des frappes délibérées sur ses positions, laissant entendre que les pertes pourraient être minimisées si des mesures sont réellement appliquées par les parties concernées.
Apparemment, le Hezbollah semble jouer avec les cartes de la manipulation, et même si un cessez-le-feu partiel avait été envisagé, il a été rapidement rejeté par un représentant du mouvement. La situation sur le terrain est donc instable, alors que plus de 3 500 décès ont été comptabilisés en raison des conflits, intensifiant la crise humanitaire dans la région.







