Des évacuations massives ont eu lieu ce dimanche depuis le navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été détecté, indiquent les autorités sanitaires. Environ 150 passagers et membres d'équipage se trouvent à bord, et les opérations d’évacuation ont débuté dans le port de Granadilla de Abona, sur l’île de Tenerife, et devraient se poursuivre jusqu’à demain.
Le premier vol évacuant des personnes a décollé, et l'OMS a confirmé six cas d’hantavirus parmi huit suspects, dont trois ont entraîné des décès. Le Dr Mónica García, ministre espagnole de la Santé, a précisé que la plupart des occupants étaient asymptomatiques et ont été examinés par des équipes médicales présentes sur place.
Les passagers sont transférés par petits groupes vers l’aéroport de Tenerife-Sud pour être rapatriés vers différents pays, dont la Espagne, les Pays-Bas, le Canada, et même l’Australie. Les premiers 14 passagers espagnols entreront en quarantaine dans un hôpital militaire de Madrid.
Les autorités ont instauré des mesures de sécurité strictes pour éviter tout contact entre les passagers évacués et la population locale. Une zone maritime d’exclusion a été établie autour du navire, et les trajets au sol sont préparés de manière à garantir l’isolement des passagers. Malgré la situation, une partie de l’équipage continuera son voyage vers les Pays-Bas.
Actuellement, tous les occupants du MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, sont considérés comme des contacts à risque, impliquant une surveillance sanitaire obligatoire de quarante-deux jours. L’OMS a souligné que ce scénario ne correspond pas à la situation de l’épidémie de Covid-19, mettant en avant un traitement et une traçabilité adaptés.
Dans cette optique, les autorités de plusieurs pays s'activent à retrouver les cas contacts afin de maîtriser cette épidémie naissante et éviter une propagation. Selon un rapport de Le Monde, il est essentiel de remonter la chaîne de transmission pour endiguer la situation.







