Vincent Bolloré, le milliardaire propriétaire de Grasset, a publié une tribune le 19 avril 2026, expliquant le licenciement de Pierre Nora, à l’origine du départ de 170 auteurs de l’éditeur.
Grasset « continuera » malgré le départ de près de 170 de ses auteurs, et « ceux qui s’en vont offriront une chance à de nouveaux talents » déclare Bolloré dans le Journal du dimanche. Le milliardaire, à la tête de Hachette, groupe auquel appartient Grasset, a exprimé dans sa tribune son étonnement face au « vacarme » généré par le licenciement de son PDG, Olivier Nora, qualifiant ses critiques de « petite caste qui s’affranchit des règles ».
Cette décision serait attribuée à des différences de vision quant à la sortie du prochain roman de Boualem Sansal, programmée pour juin, alors qu’Olivier Nora souhaitait l’éditer plus tard dans l’année. Des « performances économiques décevantes » auraient également joué un rôle, tout comme une augmentation de 15 % de la rémunération de Nora, jugée inappropriée en comparaison des résultats de l’éditeur.
Une « atteinte à l’indépendance éditoriale »
La situation a même été évoquée par le président Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon du livre de Paris. Il a souligné l'importance de défendre « la liberté des auteurs et le pluralisme », affirmant que c'est essentiel pour la culture française.
Avec AFP
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