Le président américain ne manque jamais d'occasion pour imprimer sa marque sur la capitale. Après avoir transformé la Maison Blanche en un espace flamboyant pour ses réceptions, Donald Trump a dévoilé un projet audacieux : un arc de triomphe de 76 mètres de haut à Washington, qui pourrait devenir le plus grand au monde. Présenté à la Commission des beaux-arts, dont tous les membres sont ses nominations, ce projet s'inspire de l'iconique arc de triomphe parisien.
Ce monument impressionnant sera décoré de trois statues dorées et affichera les inscriptions “One nation under God” et “Liberty and justice for all”, également en lettres dorées. Un architecte participant au projet a déclaré au journal Le Monde : "C'est une célébration audacieuse de l'identité américaine, un symbole de force et de résilience."
Le projet d'arc de triomphe ne fait pas que s'ajouter à une liste de réformes spectaculaires orchestrées par Trump. En effet, la Maison Blanche subit également d'importantes transformations, dont la création d'une salle de bal qui pourra accueillir jusqu'à 1 000 invités pour des événements d'envergure. Le président a également orchestré le changement de nom d'une salle emblématique de spectacle au Kennedy Center, devenu le "Trump-Kennedy Center", et sa signature apparaîtra sur les futurs billets de 100 dollars, une première pour un président en fonction.
Ce projet soulève des questions tant sur la faisabilité que sur le message qu'il véhicule. Certains experts se demandent s'il est approprié d'ériger un tel monument en pleine ère de polarisation politique. Pour l'historien The New York Times, il s'agit d'un "rappel d'un temps où la politique et l'architecture étaient au service d'un même récit national".
Dans un monde où les symboles ont un poids considérable, cette initiative de Trump pourrait devenir un point focal de débats à venir sur l'identité et l'histoire américaine.







