Alors qu'un récent communiqué du ministère des Affaires étrangères a annoncé l'exécution du Français Chan Thao Phoumy en Chine, il ne reste plus que trois Français sur le qui-vive dans le couloir de la mort. Condamné à mort en 2010 pour trafic de drogue, Phoumy a été exécuté à Canton, révélant ainsi les réalités sévères de la justice à l'international.
D'après les dernières données de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), parmi les trois autres Français encore condamnés à mort, l'une est Nora Lalam, condamnée en Algérie en 2005. Très peu d'informations circulent à son sujet ; l'association souligne l'incertitude qui entoure son sort et ses détails personnels, notamment la question de sa possible double nationalité.
Deux condamnés pour terrorisme au Maroc
Les deux autres Français, Stéphane Aït Idir, 53 ans, et Redouane Hammadi, 55 ans, ont été reconnus coupables d'avoir commis un attentat à Marrakech en 1994. Originaire de La Courneuve, ce duo s'est engagé dans le djihad en Afghanistan avant de se tourner vers le Maroc, où ils ont attaqué l'hôtel Atlas-Asni, entraînant la mort de deux personnes. Leur actes violents ont provoqué une onde de choc au sein des sociétés françaises et marocaines.
Ces trois individus, tout comme Chan Thao Phoumy, sont emprisonnés dans des pays où la peine de mort est décrite comme étant en moratoire. Cela signifie qu'aucune exécution n'a été réalisée depuis au moins dix ans, bien que la législation reste en vigueur. Une distinction essentielle, selon l'ECPM, qui souligne l'importance d'un droit international plus humaniste.
Un autre cas notable est celui de Serge Atlaoui, un Français condamné à mort en Indonésie en 2007, qui a vu sa peine commuée en 30 ans de réclusion après des négociations diplomatiques. Libéré en juillet dernier, son cas a relancé le débat sur la peine capitale et les droits des condamnés français à l'étranger.
Les avis se multiplient parmi les experts. Selon Jean-Marie Delarue, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté,« il est crucial que les États assument leur responsabilité de défendre leurs citoyens, peu importe les circonstances de leur condamnation ». Les témoignages d'organisations de défense des droits de l'homme ouvrent également le débat sur la nécessité d'une réforme internationale concernant la peine de mort, permettant ainsi d'assurer un traitement équitable et humain à tous les condamnés. Cela pourrait contribuer à un futur où les histoires tragiques de ces Français ne soient plus répétées.







