Parmi les ravageurs du potager, l’altise du chou, aussi connue sous le nom de Phyllotreta nemorum, se distingue par sa discrétion et sa capacité à causer des dommages conséquents. Cet insecte, particulièrement friand de choux et de colza, fait bien des ravages en perforant les feuilles avec son organe buccal spécialisé.
Identification de l'altise
L’altise du chou est un insecte de petite taille, mesurant entre 2 et 5 mm. Sa carapace noire brillante et ses élytres jaunes avec des bandes latérales sont des caractéristiques distinctives. Ce coléoptère, appartenant à la sous-famille des Alticinae, est souvent accompagnée d’autres espèces tels que l’altise du colza et l’altise de la pomme de terre. Après un repos hivernal sous terre ou sous des débris végétaux, ces bugs émergent vers avril-mai pour pondre leurs œufs sur les plantes, où les larves se nourrissent en creusant des galeries dans les feuilles et tiges.
Mesure préventives contre les altises
Anticiper l’arrivée des altises est essentiel. Voici quelques conseils :
- Effectuez une rotation des cultures pour perturber leur cycle de vie.
- Évitez d'utiliser des plantes comme la moutarde comme engrais vert dans les zones sensibles.
- Assurez-vous de garder le sol humide à l'aide de paillage, car les altises préfèrent les conditions sèches.
- Plantez de la menthe à proximité, car son odeur repousse les altises.
- Couvrez les semis avec un voile anti-insectes pour prévenir leur accès.
Si les altises sont déjà présentes, des solutions naturelles peuvent être envisagées, telles que :
- Pulvérisation d'une décoction de sureau noir, réputée pour ses propriétés insectifuges.
- Utilisation de purins d’ortie ou de tomate, voire de tanaisie.
- Préparations avec des épices comme le piment ou l’ail, à appliquer régulièrement.
Si ces méthodes n’apportent pas satisfaction, un traitement avec un insecticide à base de pyrèthre végétal peut être envisagé, en veillant à appliquer le produit avec précaution pour ne pas effrayer les insectes.
(photo altise par Udo Schmidt — Flickr: Phyllotreta nemorum (Linné, 1758), CC BY-SA 2.0)







