Le tribunal correctionnel de Paris a programmé l'audience de Vincent Bolloré pour la période du 7 au 17 décembre 2026. Le milliardaire est impliqué dans une affaire de corruption d’agent public au Togo, connue sous le nom de l'affaire des « ports africains » selon des sources judiciaires confirmées jeudi.
Cette affaire remonte à la campagne présidentielle de 2010 du président togolais Faure Gnassingbé. Le milliardaire de 73 ans a été accusé de complicité au travers de sa société Euro RSCG (aujourd'hui Havas), qui aurait fourni des services à un prix inférieur pour soutenir la campagne de Gnassingbé. En contrepartie, le président aurait accordé des avantages importants à ses entreprises, notamment la prolongation de la concession du port de Lomé et des favours fiscaux.
Un aveu de culpabilité et des conséquences juridiques
En plus de la corruption, Vincent Bolloré est jugé pour complicité d’abus de confiance, tant au Togo qu’en Guinée. Les juges financiers enquêtent sur cette affaire depuis 2013, et Bolloré a été mis en examen en 2018. En 2021, le milliardaire et plusieurs employés clés de son groupe avaient reconnu les méfaits pour éviter un procès prolongé, acceptant au passage une amende de 375 000 euros. Toutefois, cette reconnaissance a été rejetée par le tribunal, ce qui a entraîné le renvoi du dossier.
Vincent Bolloré conteste ce revers et son groupe a accepté de verser 12 millions d'euros d'amende dans le cadre d'une convention judiciaire d'intérêt public, comme le rapportent des sources médiatiques telles que Le Monde.
La tension monte autour de cette affaire qui pourrait avoir des répercussions significatives sur la réputation de Bolloré ainsi que sur ses affaires internationales.







