Chalon-sur-Saône : la justice confirme les règles vestimentaires des élus

La justice maintient les règles de laïcité imposées aux élus à Chalon-sur-Saône.
Chalon-sur-Saône : la justice confirme les règles vestimentaires des élus
Gilles Platret, lors de sa réélection à la mairie de Chalon-sur-Saône le 15 mars 2026 © Radio France - Lucas Chelminiak

Ce mercredi, le tribunal administratif de Dijon a rejeté le recours déposé par deux conseillers de La France Insoumise concernant le règlement intérieur sur la tenue vestimentaire des élus de Chalon-sur-Saône. Le débat portait principalement sur l'article 7, qui stipule que "la tenue vestimentaire adoptée par les conseillers municipaux en séance doit rester neutre et ne saurait exprimer une quelconque opinion, interdisant ainsi le port de signes religieux ostentatoires, d'uniformes, de logos ou de slogans politiques".

L'une des conseillères concernées, Lamia Sabrina Sari, porte le voile, ce qui a alimenté le débat. Le tribunal, en moins de quatre heures, a considéré que cet article "ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de conscience de l'élu". Il a rappelé que la France est "une République indivisible, laïque, démocratique et sociale" selon l'article 1 de la Constitution. Les juges ont également estimé que ces règles vestimentaires n'étaient ni injurieuses, ni diffamatoires.

Le principe de laïcité au cœur des plaidoiries

Cette décision est ancrée dans un débat plus large sur la laïcité. Les avocates des deux parties ont longuement discuté de l'interprétation de cet article. Me Ogier, représentant l'élue insoumise, a affirmé que le règlement pourrait porter atteinte à la place de Sari au sein du conseil municipal, déclarant que "si elle se présente voilée, elle risque une exclusion". En réponse, Me Callot, défense de Gilles Platret, le maire, a précisé que ce règlement vise à garantir la laïcité et l'impartialité des élus, sans cibler spécifiquement le port du voile islamique.

Il est intéressant de noter que l'article 7 de Chalon reprend presque mot pour mot celui de l'Assemblée nationale, qui n'a jamais été contesté. Certaines voix, comme celles de Jean-François Copé, ancien président de l'UMP, soutiennent que ces règles sont essentielles pour maintenir la séparation entre l'État et les religions. Le tribunal a ainsi donné raison au maire, signifiant que les principes de laïcité continuent d'être un fondement essentiel de l'ordre public et de la démocratie en France.

Lire aussi

Un homme relâché nu dans les bois après un enlèvement : un ex-compagnon interpellé
Un homme enlevé et relâché nu dans un bois près de Saumur. L'enquête avance avec l'arrestation de suspects.
18h55
Chalon-sur-Saône : la justice confirme les règles vestimentaires des élus
Le tribunal administratif de Dijon rejette la demande de modification des règles vestimentaires des élus de Chalon-sur-Saône, affirmant le principe de laïcité.
17h58
Couple de l'Eure condamné pour violence et extorsion à cause de 20 euros
Un couple de l'Eure a été condamné pour des actes de violence et d'extorsion liés à une dette de 20 euros, révélant les dérives de l'addiction à la cocaïne.
17h33
Quatre membres de la DZ Mafia mis en examen pour des projets d'actions violentes
Découvrez les détails de l'interpellation de quatre membres de la DZ Mafia, soupçonnés de projets d'actions violentes à Marseille. Informez-vous sur cette affaire troublante.
15h13
Un plaisancier breton secouru au large d'Aurigny après une panne de moteur
Découvrez comment un plaisancier breton de 54 ans a été secouru au large d'Aurigny après une panne moteur. Tous les détails de cette opération réussie.
14h51
Le parquet de Bayonne conteste la relaxe des kinés accusés d'escroquerie envers la Cpam
Le parquet de Bayonne annonce son appel après la relaxe de cinq kinésithérapeutes pour escroquerie à la CPAM. Une affaire complexe qui soulève des questions sur les pratiques de facturation.
12h21