Alors que la consommation d'alcool, de cannabis, de cocaïne et de Xanax avait plongé ce jeune homme dans un état second, il a été jugé en comparution immédiate à Périgueux pour ses actes du 8 mars. Ce jour-là, à Terrasson-Lavilledieu, sa conduite à vive allure a déclenché une série d'incidents.
Vers 13 heures, le prévenu a d'abord heurté le rétroviseur d'un véhicule, avant de percuter une voiture arrêtée à un feu rouge. Les choses auraient pu en rester là s'il n'avait pas tenté de fuir, en marche arrière, en traînant le propriétaire de la voiture accidentée.
Errant, le visage ensanglanté, il a croisé la route d'une patrouille de gendarmerie. Ce dernier a réagi par des insultes, des menaces et des tentatives d'attaque. La situation est devenue alarmante, les militaires ayant dû esquiver ses coups. L'enquête a révélé qu'il était totalement incontrôlable lors de l'intervention.
Un état d'ignorance inexplicable
Lors de l'audience, Axel Taillez a affirmé ne se souvenir de rien de la journée du drame jusqu'à son réveil à l'hôpital. "Je ne me suis pas reconnu en voyant les images", a-t-il déclaré, s'excusant notamment auprès des gendarmes. Son avocat, Me Félix Gluckstein, a tenté de plaider que son client n'était pas dans son état normal, soutenant que sa capacité de discernement était affectée au moment des incidents.
Cependant, le parquet a rejeté cette hypothèse, rappelant que le jeune homme avait fait le choix de consommer ces substances avant les événements. La peine requise était de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, assortie d’un mandat de dépôt.
Finalement, il a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis. Il a été placé en détention à l'issue de la décision.







