Le 11 mars 2026, le tribunal administratif a décidé de suspendre l’expulsion du territoire français d'Ismaël Gamaev, un Russe d'origine tchétchène de 24 ans. Cette décision intervient alors qu'il avait été condamné pour avoir encouragé le meurtre de Samuel Paty, un enseignant tragiquement assassiné en 2020. Le tribunal a souligné que la menace qu'il représentait semblait non établie au moment de la décision.
Dans ses déclarations, le tribunal a noté que les juges avaient pris en compte la gravité des faits tout en soulignant que la réévaluation de la situation avait été favorable pour Gamaev. Des experts, parmi lesquels des psychologues, avaient observé une déradicalisation lors de sa détention, entraînant l'arrêt de son suivi par les services du ministère de l'Intérieur.
Un des seuls à assumer ses actes
Lors du procès initial, Gamaev, qui avait partagé un groupe Snapchat avec le tueur Abdoullakh Anzorov, avait déclaré : "Je reconnais ma culpabilité. C'est la pire chose que j'ai faite de ma vie. J'en ai très honte". Ses aveux étaient rares parmi les accusés. En dépit de sa condamnation à cinq ans de prison, dont 30 mois avec sursis, il avait été assigné à résidence, une mesure également suspendue par le tribunal.
La décision a suscité des réactions partagées, certains appelant à une justice plus sévère pour ceux impliqués dans des actes de terrorisme. La mère de Samuel Paty, qui a exprimé son indignation face aux verdicts passés, a fait savoir que cela très perturbant de voir une telle clémence pour des personnes impliquées dans son assassinat, comme indiqué dans les déclarations recueillies par BFM TV.
Les implications de cette décision sur la sécurité publique restent à voir, et les experts appellent à un examen approfondi des cas impliquant des actes de terrorisme. Les futures audiences pourraient éclaircir davantage cette affaire complexe qui continue de bouleverser le débat sur la justice et la radicalisation en France.







