Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito », 21 ans, a réussi à s'évader de la prison de Villepinte durant le week-end dernier. Cette échappée audacieuse n'a été possible qu'avec la complicité de deux complices habillés en policiers, munis d'un faux mandat. Étrangement, l'administration pénitentiaire a mis près de deux jours avant de réaliser l'absence du détenu.
Kherbouch, considéré comme le cerveau d'une série de home-jacking violents visant des personnalités telles que Gianluigi Donnarumma ou le chef cuisinier Simone Zanoni, a échappé à la vigilance des autorités pénitentiaires. L'administration n'a même pas suspecé son évasion, croyant qu'il avait simplement été replacé en garde à vue.
Le mode opératoire des évadés était soigneusement planifié : deux hommes se sont présentés au greffe de la prison, revêtus d'un uniforme policier et munis d'un faux document émanant d'un juge d'instruction. L'administration, visiblement habituée à ce type d'extraction, a remis le détenu sans effectuer de vérification minutieuse. Cette négligence a été critiquée par Yoan Karar, représentant du syndicat FO pénitentiaire, qui a déclaré : "Nous fonctionnons encore sur papier, c'est archaïque."
Cette évasion rappelle d'autres cas notoires, notamment celle de trois Corses en 2001, qui avaient utilisé un faux fax pour s'enfuir. La recherche d'Ilyas Kherbouch est en cours, mais les autorités sont déjà sous pression. Le Monde a rapporté que les méthodes de Kherbouch incluent des recrutements via les réseaux sociaux et des intimidations, mettant en lumière la dangerosité grandissante du détenu.
Des sources indiquent également qu'un de ses complices, impliqué dans l'affaire ayant conduit à l'agression de Donnarumma, s'est tragiquement suicidé derrière les barreaux, victime des menaces perpétrées par Kherbouch. Une situation inquiétante qui soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité au sein des établissements pénitentiaires en France.







